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Retard pubertaire : les garçons plus souvent concernés que les filles

[ Publié le 4 avril 2012 ]

Votre enfant a passé l’âge moyen de la puberté mais toujours pas de signes pubertaires à l’horizon ? Les causes d’un tel retard peuvent être nombreuses. Les explications du Pr Philippe Bouchard, endocrinologue à l’hôpital Saint-Antoine de Paris et membre de l’Académie nationale de médecine.

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Vers 13 ans pour une fille et 14 ans pour un garçon, les premiers signes de la puberté sont normalement observés : un développement mammaire pour les jeunes filles, une augmentation du volume des testicules chez les jeunes hommes. Mais si, passé cet âge, votre ado ne présente aucun signe pubertaire, un retard est possible. Pour vous en assurer, consultez votre médecin traitant ou le pédiatre. Le cas échéant, il vous enverra voir un endocrinologue.

Les causes de ce trouble peuvent être nombreuses. D’abord, les retards pubertaires sont globalement plus fréquents chez les garçons que chez les filles. "Ce retard est, le plus souvent, génétiquement transmis", explique le Pr Philippe Bouchard, endocrinologue à l’hôpital Saint-Antoine de Paris et membre de l’Académie nationale de médecine. Ils sont aussi associés, dans 80% des cas, à un ralentissement de la vitesse de croissance.

Ce retard peut aussi être lié à "une anomalie hypothalamo-hypophysaire ou à un hypogonadisme, c’est-à-dire un déficit d’activité des glandes sexuelles, ou gonades", indique-t-il. Ce déficit peut avoir pour origine une maladie cœliaque, des carences nutritionnelles, voire une tumeur. Par ailleurs, certains hypogonadismes sont d’origine congénitale alors que d’autres "sont associés à des syndromes complexes".

Retard plus rare chez les filles

Chez les filles, le retard pubertaire est rare. Les causes sont comparables à celles des retards pubertaires affectant les garçons. La plus fréquente "est liée à une anomalie hypothalamo-hypophysaire", dans 33% des cas, indique le Pr Bouchard. Il existe aussi des anomalies ovariennes qui peuvent avoir des origines multiples : maladies particulières, insuffisance ovarienne par maladie auto-immune, anorexie mentale, malnutrition, tuberculose.

Source : Retards pubertaires, Pr Philippe Bouchard, Académie nationale de Médecine, mars 2012
(Destination santé)

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