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Actualités santé

Une étude alerte sur les effets délétères d'une consommation excessive de viande rouge

[ Publié le 30 mars 2012 ]

Consommer trop de viande augmenterait le risque de décès avant l’âge de 65 ans, indique une étude américaine. Le point avec Brigitte Picard, directrice de recherche dans l’équipe Animal muscle et viande (Amuvi) à l’Institut national de recherche en agronomie (Inra) de Clermont-Ferrand.

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Accusée d’augmenter les risques de cancer, de maladies cardiovasculaires ou de polyarthrite rhumatoïde, la viande rouge a mauvaise réputation. Une étude américaine va plus loin : elle indique qu’une consommation supérieure à 42 grammes par jour en moyenne pourrait faire grimper le risque de mourir "prématurément", soit avant l’âge de 65 ans.

Cette étude a été menée par une équipe de l’université Harvard de Cambridge (Massachusetts) auprès de plus de 120.000 Américains suivis pendant près de 20 ans. Les hommes faisaient partie de la Health Professionals Follow-Up Study et les femmes, de la Nurses’ Health Study. Aucun ne souffrait de maladie cardiovasculaire ou de cancer au début de l’étude. Tous les quatre ans, ils ont rempli un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires.

Au cours de ce suivi, plus de 23.000 morts ont été enregistrées. Les résultats ont révélé que "9,3% des décès survenus chez les hommes et 7,6% de ceux observés chez les femmes auraient pu être prévenus si ces individus n’avaient pas consommé plus de 42 grammes de viande par jour en moyenne". De fait, selon les auteurs, beaucoup de ces patients seraient morts de maladies causées par une consommation excessive de bœuf, de porc ou d’agneau. Pour réduire le risque, il faudrait se limiter à trois morceaux de viande d’une centaine de grammes chacun par semaine. Soit, en moyenne, autour de 42 grammes par jour.

Un risque aggravé avec la charcuterie
"Soyons prudents sur les conclusions à tirer de cette étude", tempère Brigitte Picard, directrice de recherche dans l’équipe Animal muscle et viande (Amuvi) à l’Institut national de recherche en agronomie (Inra) de Clermont-Ferrand. "Rien ne prouve que ces décès soient liés uniquement à la viande."

Les auteurs américains notent aussi que le risque est aggravé si la viande a été "transformée" : c’est le cas du bacon, du saucisson ou du salami. "Il est certain qu’il faut distinguer la viande fraîche de la charcuterie, beaucoup plus grasse", acquiesce Brigitte Picard. A choisir, il serait donc préférable de privilégier la viande fraîche. "Elle apporte des nutriments importants dans le cadre d’une alimentation équilibrée", souligne-t-elle. Toutefois, les auteurs recommandent de privilégier au quotidien d’autres sources de protéines : poisson, noix, céréales.

La viande moins grasse en France qu’aux Etats-Unis
Faudrait-il également réduire la consommation de viande en France ? "Entre la viande américaine et la française, il y a de grandes différences", répond Brigitte Picard. "Les races d’animaux d’élevage utilisées outre-Atlantique sont bien plus grasses que celles que nous connaissons en France. Les méthodes d’engraissement aussi sont très éloignées : la teneur en lipides des bêtes américaines est bien plus élevée."

Source : Archives of Internal Medicine, 12 mars 2012 – interview de Brigitte Picard,16 mars 2012
(Destination santé ©)

Mot-clef : Cardiovasculaire

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