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Actualités santé

Troubles du sommeil : une prise en charge insuffisante

[ Publié le 20 mars 2012 ]

Difficultés d’endormissement, fatigue récurrente, insomnie chronique, apnée du sommeil. Ces troubles touchent un Français sur trois et s’accompagnent d'une détérioration de la qualité de vie. Pourtant, leur prise en charge demeure insuffisante. Le point avec l’Institut national de veille sanitaire (InVS), qui a publié une enquête le 16 mars, à l’occasion de la 12e Journée nationale du sommeil.

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Un Français sur cinq souffre d’insomnie et plus d’un sur trois (34%) a déclaré avoir des troubles du sommeil au moins trois nuits par semaine. C’est l’un des enseignements des études menées depuis 2008 par l’Institut national de veille sanitaire (InVS). Les premiers résultats ont été publiés le 16 mars, à l’occasion de la 7e Journée nationale du sommeil.

Une étude épidémiologique récente visait à quantifier la fréquence et la gravité des troubles du sommeil. Elle s’est donc particulièrement intéressée aux insomnies chroniques et aux syndromes d’apnée du sommeil (Sas). Les auteurs se sont appuyés sur un questionnaire, élaboré par des cliniciens et auquel 12.636 personnes âgées de plus de 16 ans ont répondu.

Les troubles du sommeil relevés concernent plus majoritairement les femmes que les hommes (39% contre 29%). Ils sont aussi plus fréquents parmi les personnes les plus âgées. Ainsi 44% des plus de 75 ans déclarent éprouver une insomnie chronique contre seulement 22% des 16-24 ans. Chez les moins de 25 ans, les difficultés d’endormissement forment l’essentiel des troubles. Chez leurs aînés, les réveils nocturnes fréquents étaient le symptôme le plus déclaré.

Moins d’un insomniaque sur trois consulte un médecin

Autre enseignement : le Sas est encore nettement méconnu et sous-diagnostiqué. Il se caractérise par des arrêts très courts, mais répétés, de la respiration pendant le sommeil. Plusieurs études internationales estiment que le Sas peut être à l’origine de somnolence diurne – responsable d’accidents –, de maladies cardiovasculaires ou encore de diabète. Dans l’étude de l’InVS, seuls 2,4% des participants ont déclaré souffrir d’un SAS, alors que 5% d’entre eux en présentaient des symptômes.

Cette étude révèle enfin l’insuffisance de la prise en charge de l’ensemble de ces troubles. Ainsi, malgré son impact sur la qualité de vie, l’insomnie motive une consultation médicale dans moins de 30% des cas, et seuls 15% des patients souffrant d’un Sas se sont rendus dans un centre spécialisé pour examen.. De plus, "alors qu’il est déconseillé d’avoir recours aux hypnotiques et anxiolytiques après la phase aiguë, une personne sur cinq (22%) prenait de façon habituelle des médicaments pour dormir", relève l’InVS.

Source : InVS, 15 mars 2012
(Destination santé ©)

Mot-clef : Trouble sommeil

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