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Actualités santé

Prothèses mammaires PIP : déjà plus de 3.000 retraits en France

[ Publié le 16 mars 2012 ]

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dresse un bilan actualisé du programme de retrait des prothèses mammaires défectueuses de marque Poly Implant Prothèses (PIP), décidé en décembre 2011. Moins de trois mois après, environ 10% des 30.000 Françaises concernées les ont déjà fait retirer.

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Le ministère de la Santé avait préconisé, juste avant Noël, le retrait préventif des implants mammaires de marque Poly Implant Prothèses (PIP). Pâques n’est pas encore arrivé que près d’une porteuse de ces prothèses sur dix a obtempéré, sur les 30.000 concernées en France. Dans un bilan actualisé, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) estime que 3.031 femmes se sont fait retirer leurs implants depuis janvier.

L’Afssaps salue l’accélération des retraits : en janvier, seules 877 femmes y avaient eu recours. Elle annonce aussi une nouvelle rassurante : parmi ces 3.031 patientes, elle a recensé "2.604 femmes pour lesquelles les prothèses ont été trouvées intactes lors de l’explantation et aucun signe clinique n’a été observé", soit chez plus de huit opérées sur dix.

Pas de risque de cancer avéré à ce jour
Le bilan global confirme par ailleurs la multiplication des déclarations de rupture de l’implant : entre 2001 et fin février 2012, 1.986 cas ont été recensés. Près de la moitié de ces ruptures concernaient des implants datant de moins de 5 ans. Une situation "anormale", a souligné le Pr Dominique Maraninchi, directeur général de l'Afssaps. "Cela confirme la mauvaise qualité des implants PIP". En effet, la durée de vie moyenne d'une prothèse est de dix ans. De plus, sans qu’il y ait forcément de rupture constatée, 1.710 réactions inflammatoires ont été signalées. Une autre preuve que le gel silicone était impropre.

L’Afssaps rappelle enfin qu’il "n’y a pas de données à ce jour permettant d’apprécier un sur-risque de lymphome ou de cancer du sein chez les porteuses de prothèses PIP". Un avis partagé par le comité scientifique mobilisé sur cette question par la Commission européenne. Toutefois, 36 cas d’adénocarcinome mammaire ont été déclarés, dont 16 après janvier 2012. C’est pourquoi les autorités sanitaires recommandent toujours un retrait préventif.

Rappel des recommandations sanitaires
"Les porteuses de prothèses PIP doivent consulter leur chirurgien. A cette occasion, une explantation préventive leur sera proposée, même en l’absence de signe clinique de détérioration de l’implant", rappelle l’Afssaps. "Si elles ne souhaitent pas recourir à l’explantation, elles doivent bénéficier d’un suivi par échographie mammaire et axillaire tous les 6 mois." Un tel examen sera également pratiqué avant tout retrait de prothèses. De plus, toute suspicion d’atteinte à l’intégrité d’une prothèse – rupture, déchirure, suintement – doit conduire à son retrait, ainsi qu’à celui de l’autre implant.

Source : Afssaps, 14 mars 2012
(Destination santé ©)

Mots-clefs : Cancer sein , Dispositif

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