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Actualités santé

Prothèses de hanche en métal : une mise à jour des recommandations cliniques

[ Publié le 7 mars 2012 ]

Après des révélations sur une affaire de prothèses de hanche en métal défectueuses, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) actualise ses recommandations. Elle se veut rassurante mais recommande un suivi particulier pour les porteurs de grosses prothèses.

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"Il n’est pas possible d’établir un lien formel entre une anomalie clinique ou radiologique et un taux particulier d’ions métalliques issus des composants des prothèses de hanche" en métal, dites ASR. C’est la conclusion à laquelle est arrivée l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), après une réunion d’experts dédiée à ce sujet.

L’Agence publie dans ce sens une mise à jour de ses "recommandations de suivi des patients porteurs de prothèses de hanche" de type ASR. Elle ne change pas ses préconisations, à savoir "un suivi habituel des patients porteurs des prothèses de hanche", mais elle recommande néanmoins "un suivi particulier, annuel et prolongé jusqu’à dix ans pour certains patients, notamment les porteurs de prothèses dont la tête fémorale est d’un diamètre supérieur ou égal à 36 mm".

Enfin, l’Agence a décidé de "recontacter les chirurgiens afin de les inviter à joindre les patients porteurs de ces prothèses et leur transmettre la mise à jour de ses recommandations". Les prothèses ASR représentent environ 7% des 100.000 dispositifs implantés en France, précise-t-elle dans ses recommandations.

Un nouveau scandale ?

Cette mise au point intervient alors que la sécurité des dispositifs médicaux de nouveau sur la sellette. En effet, selon le British Medical Journal (BMJ) et la BBC, des centaines de milliers de patients dans le monde pourraient avoir été exposés à des taux importants de métaux toxiques dus à un modèle particulier de ces prothèses ASR.  

Un risque apparemment connu du fabricant américain, DePuy Orthopaedics, filiale de Johnson&Johnson, relevait Le Figaro dans son édition du 27 février. Le quotidien a affirmé que la société "a tout fait" pour garder cette prothèse sur le marché "en dépit de signaux inquiétants". Elle a ainsi été vendue en Europe, notamment en France, jusqu'à l'été 2010, malgré des "premiers signaux d'alerte dès 2007" en Australie. Au total, le nombre de patients ayant reçu une prothèse de ce type en Europe est d'approximativement 40.000.

Source : Afssaps, 1er mars 2012 – BMJ, 28 février 2012 – Le Figaro, 27 février 2012.
(Alexandra Capuano avec Destination santé ©)

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