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Pollution de l'air dans les écoles : trois enfants sur dix sont exposés

[ Publié le 30 mars 2012 ]

L’air intérieur des salles de classe serait dangereusement pollué, selon une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Trois enfants sur dix seraient exposés à des niveaux de polluants supérieurs aux recommandations, avec pour résultat une augmentation du nombre d’allergies respiratoires, de rhinites et d’asthme.

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L’air de nos écoles est-il pollué ? Oui, répond l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Il se base sur une analyse de la qualité de l’air dans 108 écoles primaires de six villes de France : Bordeaux, Clermont-Ferrand, Créteil, Marseille, Reims et Strasbourg. L’objectif : "Evaluer l’exposition aux principaux polluants atmosphériques présents dans les classes de 6.590 élèves, âgés en moyenne de 10 ans, et analyser le lien avec l’asthme et les rhinites développés par ces enfants", explique Isabella Annesi-Maesano, qui dirige l’unité Epidémiologie des maladies allergiques et respiratoires (Epar) à l’Inserm de Paris-Jussieu.

Il ressort de cette étude que "trois enfants sur dix sont exposés à des niveaux de polluants atmosphériques supérieurs aux valeurs recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses)", indique Isabella Annesi-Maesano. Or, cette pollution de l’air intérieur "peut entraîner des problèmes de santé à court et à long terme" et plus ou moins durables, comme "une congestion nasale, des irritations de la peau et des yeux, des réactions allergiques, de l’asthme, des maux de tête, de la fatigue, des vertiges ou encore des nausées".

30% des enfants exposés au-delà de la dose limite
Durant toute une année scolaire, les chercheurs ont analysé dans 401 salles de classe les concentrations de l’air en différents polluants atmosphériques : les particules fines d’un diamètre inférieur à 2,5 micromètres, le dioxyde d’azote (NO2) et trois composés organiques à base d’aldéhydes, à savoir le formaldéhyde, l’acétaldéhyde et l’acroléine.

Les particules fines et le NO2 proviennent essentiellement des gaz d’échappement des véhicules motorisés. Elles peuvent être portées jusqu’aux locaux quand les fenêtres sont ouvertes. Les aldéhydes sont des polluants intérieurs issus de différentes sources. On en trouve dans les produits de construction et de décoration comme le bois, les parquets stratifiés ou certaines colles de moquettes. Ils peuvent aussi être présents dans certains produits d’entretien comme les détergents, désinfectants et autres lingettes, ou des produits de traitement comme les insecticides.

"L’exposition à des concentrations élevées de particules et composés organiques volatils est associée à une augmentation du nombre de cas d’asthme et de rhinites chez les enfants scolarisés", alerte Isabella Annesi-Maesano. "Cette mauvaise qualité de l’air pourrait, à terme, avoir un impact sur la santé respiratoire de ces enfants, qui passent en moyenne 8 heures par jour à l’école. Elle peut aussi être à l’origine d’allergies. Il est donc essentiel de retrouver et de maintenir une bonne qualité de l’air en classe."

Source : Inserm, 29 mars 2012
(Destination santé ©)

Mot-clef : Pollution

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