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Actualités santé

Le cannabis, un perturbateur endocrinien qui détériore la mémoire

[ Publié le 5 mars 2012 ]

Une étude française montre que la consommation de cannabis détériore la "mémoire de travail", celle qui nous sert à effectuer les tâches courantes. Cette drogue perturbe aussi le système hormonal. En revanche, elle est efficace dans le traitement de certaines maladies, notamment pour prévenir les vomissements.

C’est désormais prouvé : le cannabis nuit au cerveau. Pour la première fois, des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ont montré un effet délétère des cannabinoïdes sur la mémoire, en particulier dans l'hippocampe, la zone du cerveau qui coordonne les processus de mémoire de travail. Cette forme particulière de mémoire est celle qui nous permet de réaliser des opérations courantes telles que réfléchir, lire ou calculer.

D'après les observations des auteurs, l'un des effets majeurs de la consommation de cannabis est l'altération de cette mémoire. Ils ont observé ce phénomène chez l'homme et chez la souris. Les consommateurs peuvent donc être perturbés dans leurs tâches quotidiennes.

 

Des dangers mieux perçus

D’autres spécialistes rappellent que le cannabis est un perturbateur endocrinien, au même titre que le bisphénol A, les parabènes et les phtalates. Cette plante nuit ainsi aux fonctions reproductrices, autant chez la femme que chez l’homme.

Ces dangers semblent de mieux en mieux connus. Dans sa 4e édition des chiffres clés sur les drogues, parue en février, l’Observatoire français des drogues et de la toxicomanie (OFDT) indique que "60% des 15-75 ans jugent le cannabis dangereux dès son expérimentation en 2008", contre 52% en 1999. La consommation est stable depuis deux ans, avec une tendance à la baisse chez les fumeurs réguliers de moins de 17 ans. Ainsi, en 2011, "41,5% des jeunes de 17 ans ont expérimenté le cannabis et 6,5 % sont des fumeurs réguliers", relève l’OFDT. Parmi les adultes, près d’un tiers (32,8%) ont déjà essayé et 2,1% en usent régulièrement.

 

Une piste pour l’usage médical

Cette étude pourrait néanmoins faire avancer la recherche sur l’utilisation du cannabis dans le traitement de différentes maladies, notamment grâce à son action contre les vomissements. "La description des mécanismes d'action spécifiques des cannabinoïdes au niveau de l'hippocampe permettra d'optimiser leur potentiel d'utilisation thérapeutique, aujourd'hui limité par d'importants effets indésirables associés à leur consommation", selon l’Inserm.

 

Source : F. Georges et al, Acute Cannabinoids Impair Working Memory through Astroglial CB1 Receptor Modulation of Hippocampal LTD, Cell, 2 mars 2012 – Drogues, chiffres clés - 4e édition, OFDT, 7 février 2012.

(Alexandra Capuano)

Mots-clefs : Addiction drogue , Cannabis

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