Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > Equilibre alimentaire : ne négligez pas l'aspect psychologique

Actualités santé

Equilibre alimentaire : ne négligez pas l'aspect psychologique

[ Publié le 28 mars 2012 ]

Vous souhaitez rééquilibrer votre alimentation ? La motivation est un facteur essentiel pour éviter de "craquer" et de reprendre les kilos que vous aurez perdus. Pour la conserver sur le long terme, il est recommandé de se faire suivre par un professionnel de la nutrition. Les explications de la Dre Laurence Benedetti, médecin micro-nutritionniste à Paris.

education-nutrition_priorite_sante_mutualiste

Perdre ses kilos superflus, ça se passe aussi dans la tête ! "Le poids du stress et de la sédentarité pèsent souvent plus lourd que le contenu de notre assiette", analyse la Dre Laurence Benedetti, médecin micro-nutritionniste à Paris. Elle conseille donc de demander de l’aide "pour trouver les leviers de la motivation et parvenir à gérer ses émotions".

La Dre Benedetti se réfère aux conclusions d’un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), paru fin 2010, qui recommandait de se faire suivre par un médecin nutritionniste ou un diététicien lors de la recherche d’un meilleur équilibre alimentaire. Ce rapport mettait l’accent sur les échecs à répétition des régimes amaigrissants : la reprise pondérale "concerne 80% des sujets après un an, et cette proportion augmente avec le temps". C'est ce qu'on appelle "l'effet yo-yo".

S’alimenter selon sa personnalité
Pour la Dre Benedetti, "ce taux important d’échecs s’explique bien souvent par le fait de se focaliser sur le contenu de l’assiette sans travailler sur le mental, ni sur la pratique d’une activité physique régulière". En effet, l'équilibre alimentaire ne se fonde pas que sur ce qu'on mange mais sur une hygiène de vie globale. Mieux vaut ainsi veiller à garder un bon équilibre sur le long terme que d'enchaîner les régimes. C’est pourquoi elle insiste sur l’accompagnement d’un "professionnel qui saura cerner la personnalité du patient".

De nouveaux métiers apparaissent dans cet objectif : médecin micro-nutritionniste – spécialiste des effets sur la santé des micronutriments comme les vitamines et les oligo-éléments –, psycho-nutritionniste, une activité encore rare en France, ou tout nutritionniste ou diététicien formé à ces problématiques. "L’objectif est d’éviter de proposer au patient des aliments ou des stratégies d’amaigrissement qui ne lui sont pas adaptées", définit la Dre Benedetti. "Ainsi, les épicuriens détestent les contraintes : pas question de leur imposer un régime drastique, l’échec serait assuré !"

Quelques clés pour garder sa motivation
"Nous sommes là pour guider le patient. Ainsi, nous n’hésitons pas à lui dire que les objectifs visés et les moyens pour y arriver ne sont parfois pas en cohérence, nous l’aidons à trouver un juste milieu", indique la Dre Benedetti. Assurez-vous donc de "parler la même langue", en exprimant vos objectifs et vos envies à votre praticien. La première séance revêt une importance capitale : il faut se sentir en confiance.

Par ailleurs, il arrive souvent que quelques semaines ou mois soient nécessaires pour constater visuellement des progrès. Aussi, afin de conserver votre motivation, ne vous pesez pas tous les jours. "Ca n’a pas de sens", commente la Dre Benedetti. "Nous avons tous un compartiment d’eau qui va et vient et qui fait, que du jour au lendemain, nous pouvons avoir un écart qui peut parfois aller jusqu’à deux kilos." Une pesée une fois par semaine suffit.

Enfin, la motivation se cultive : écrivez la liste des bénéfices que vous avez constatés depuis que vous avez commencé à équilibrer votre alimentation. "Relire des constats personnels, comme le fait se sentir moins essoufflé ou plus à l’aise dans ses vêtements, peuvent vous aider dans les périodes difficiles sur le plan de la motivation", indique-t-elle.

Un amincissement réussi est aussi conditionné par "la gestion des émotions", souligne la Dre Benedetti. "De nombreux patients se réfugient dans la nourriture lorsqu’ils sont stressés ou qu’ils traversent une période difficile. Mettre le doigt sur ces freins est important pour résoudre les problèmes alimentaires. Et lorsque le mal est profond, nous passons la main à des professionnels formés à la psychothérapie."

Source : interview de la Dre Laurence Benedetti, 15 mars 2012 – Anses, 28 novembre 2010
(Destination santé ©)

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

S'INFORMER

CHOISIR

10 moments pour prendre
soin de soi

10-moments-pour-prendre-soin-de-soi

ECHANGER