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Cancer colorectal : de nouveaux tests pour le repérer au plus tôt

[ Publié le 26 mars 2012 ]

L'Institut national pour la santé et la recherche médicale (Inserm) annonce la mise au point d’un test prédictif du risque de cancer colorectal. Une découverte qui fait écho à l’annonce par le gouvernement d’un nouveau test de dépistage précoce de ce cancer.

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Identifier les patients à risque de cancer colorectal avant toute forme de symptôme. C’est ce que pourrait permettre une découverte de l’Institut national de la santé et la recherche médicale (Inserm) du Centre de recherche en cancérologie de Toulouse (CRCT). Cette annonce fait écho à celle du lancement, pour 2013, d’un nouveau test immunologique de dépistage du cancer colorectal basé sur la détection de sang dans les selles.

Ces découvertes constituent une excellente nouvelle. En effet, si le cancer colorectal est dépisté et traité précocement, le taux de survie à 5 ans est de plus de 90 %, et les traitements, nettement moins lourds. Il s’agit du troisième cancer le plus fréquent chez l’homme (21.500 cas par an) et du deuxième chez la femme (19.000 cas). Le cancer colorectal fait, depuis 2009, l’objet d’un programme de dépistage organisé, assorti d’une campagne appelée Mars bleu.

Mieux repérer les personnes à risque

"A l’heure actuelle, la coloscopie est l’un des moyens les plus performants pour détecter les stades précoces du cancer du côlon, en particulier les polypes", explique Catherine Seva, directrice de recherche Inserm au CRCT. "Une fois détectées, ces tumeurs bénignes se développant sur les muqueuses sont systématiquement retirées par chirurgie. Or, nous avons observé dans ces polypes la présence d’une protéine particulière, la progastrine."

Cette protéine semble jouer un rôle important dans le développement du cancer du côlon. Pour le vérifier, les chercheurs ont suivi 74 patients, tous opérés de polypes totalement bénins. Au cours des dix années de suivi, la totalité des sujets ayant présenté des taux élevés de progastrine ont ensuite développé une lésion précancéreuse. A l’inverse, ceux dont ce taux était faible n’ont pas développé de lésions. La mesure de cette protéine apparait donc comme un bon marqueur pour identifier les patients à risque.

"Alors qu’aucun suivi n’est recommandé à l’heure actuelle, mesurer l’expression de la progastrine dans les polypes permet de connaître la population à risque de lésion précancéreuse", conclut l’Inserm. "Nous souhaiterions donc proposer de façon systématique une détection des taux de cette protéine dans les polypes bénins et assurer aux patients un suivi coloscopique." La coloscopie est une exploration du côlon à l’aide d’une micro-caméra.  

Un test de dépistage moins contraignant dès 2013
De son côté, la secrétaire d’Etat chargée de la Santé Nora Berra a fait savoir, à l’occasion du mois de mobilisation nationale contre le cancer colorectal Mars bleu, qu’un nouveau test immunologique pour le dépistage du cancer colorectal serait généralisé dès 2013.

"De nombreuses études montrent que ces tests permettent de détecter entre 2 et 2,5 fois plus de cancers, et de 3 à 4 fois plus d’adénomes avancés que le test actuel, avec toutefois un nombre de coloscopies au moins deux fois plus important", explique l’Institut national du Cancer (Inca) sur son site. "Les gains de sensibilité associés aux tests immunologiques concernent davantage les lésions précancéreuses, et diagnostiquent plus souvent des cancers localisés à un stade débutant."

Ce test est aussi nettement moins contraignant. L’objectif est toujours de mettre en évidence la présence de sang pouvant être due à des lésions cancéreuses, ou précancéreuses, au niveau du côlon. Toutefois, ce test se fait à partir d’un seul prélèvement de selles au lieu des six effectués sur trois selles successives pour le test actuel. "La réalisation plus simple de ce test devrait permettre aux médecins généralistes de convaincre plus facilement leurs patients de le faire", estime l’Inca. Autant de chances d’améliorer le taux de participation au programme.

Légende photos :
- Visuel du haut : un polype bénin qui ne présente pas de marquage de progastrine.
- Visuel du bas : un polype bénin qui présente un marquage de progastrine.

Source : Inserm – Inca, sites consultés le 15 mars 2012
(Destination santé ©)

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