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Vaginisme : en parler pour briser le tabou

[ Publié le 24 février 2012 ]

Le vaginisme est un trouble bloquant toute pénétration vaginale, qu’elle soit ou non d’ordre sexuel. Il cause une grande souffrance psychologique. En parler permet de briser le silence autour de ce trouble et d’engager une prise en charge adaptée. Le point avec la Dre Marie Veluire, gynécologue et sexologue à Paris.

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Le vaginisme est une contraction involontaire des muscles pelviens pour empêcher toute pénétration dans le vagin, de la même manière qu’un œil se ferme pour bloquer l’entrée d’un agresseur. Résultat : le pénis ne peut entrer sans provoquer de vives douleurs. "Le vaginisme est une source de réelles souffrances psychiques, avec le sentiment d’être complètement anormale. La première réflexion d’une femme lorsqu’elle y est confrontée, c’est de penser qu’elle n’est pas normale, qu’elle doit avoir un problème au niveau anatomique", explique la Dre Marie Veluire, gynécologue et sexologue à Paris. Mais il n’en est rien. "Il s’agit d’un trouble psychologique, d’une peur irrationnelle. La pénétration – que ce soit par le pénis, le spéculum du gynécologue voire un tampon ou un doigt – est impossible."

En France, les données épidémiologiques concernant le vaginisme sont parcellaires. Les spécialistes estiment à 1% la proportion des femmes présentant ce type de trouble. "Si elles ne sont pas traitées, le vaginisme dont souffrent ces femmes peut être à l’origine de brûlures vulvaires et urinaires, par exemple", indique la Dre Veluire. La consultation auprès d’un professionnel de santé – gynécologue, sexologue, voire psychothérapeute – est généralement liée aux difficultés personnelles de la femme : un désir d’enfant ou des tensions au sein du couple sont les motivations les plus fréquentes à cette démarche.

Se réapproprier son corps
Pour briser le tabou, car ce trouble vécu comme honteux est souvent nié ou minimisé, la Dre Veluire recommande la consultation d’un gynécologue ou d’un sexologue. "La prise en charge du vaginisme repose sur l’évaluation de l’excitation sexuelle et sur le réapprentissage du schéma corporel et des sensations qui s’y rattachent", détaille-t-elle. "L’objectif est aussi d’apprendre aux femmes à reprendre le contrôle de leurs muscles pelviens pour qu’elles s’approprient leur corps. Nous effectuons aussi tout un travail autour de la peur."

Dans cette thérapie, les conjoints jouent un rôle essentiel. "Ils ne doivent surtout pas forcer leur partenaire", avertit la Dre Veluire. "Ils risqueraient d’aggraver la situation et d’augmenter la sensation de mal-être. En revanche, ils doivent être actifs, cultiver l’excitation sexuelle, soutenir leur compagne et l’inciter à consulter."

Source : interview Dre Marie Veluire, 22 février 2012
(Destination santé ©)

Mot-clef : Mycose

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