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Maladie d'Alzheimer : un nouveau marqueur pour le diagnostic ?

[ Publié le 8 février 2012 ]

Diagnostiquer la maladie d’Alzheimer à partir d’une ponction lombaire : cette idée n’est pas aussi futuriste qu’elle en a l’air ! Une nouvelle piste permettant d’arriver peut-être à ce résultat est en cours d’exploration à l’hôpital Lariboisière (Paris).

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Et si une ponction lombaire pouvait permettre de déceler la maladie d’Alzheimer ? C’est le pari d’une équipe de l’hôpital Lariboisière (Paris). Une étude dirigée par le Pr Jacques Hugon, qui dirige le Centre mémoire de ressources et de recherche (CMRR) Paris Nord Ile-de-France, met en évidence la possibilité d’un diagnostic avancé par étude du liquide céphalo-rachidien (LCR).

Cette étude est publiée quelques semaines après une annonce presque similaire. Une autre équipe, celle du Pr Etienne-Emile Baulieu à l’Institut Baulieu de Paris, a découvert une protéine susceptible de protéger des démences séniles, qui pourrait amener à un test prédictif fiable. Toutefois, l’étude dont il est question ici est centrée sur une "enzyme tueuse", la protéine kinase R (PKR). Son taux est trois fois plus élevé chez les malades que chez les sujets sains. Et dans un cas comme dans l’autre, ces protéines peuvent être mesurées dans le liquide céphalo-rachidien – celui qui est extrait de la moelle lors d’une ponction.

La PKR a aussi été retrouvée chez des patients en phase précoce de la maladie et atteints de troubles cognitifs légers. Elle pourrait être un marqueur spécifique de cette pathologie grave, qui touche aujourd’hui plus de 800.000 personnes en France. Sa concentration a pu être directement corrélée à celle de la protéine Tau, une autre enzyme dont le dysfonctionnement provoque l’accumulation de plaques amyloïdes dans les neurones et finit par les détruire.  

"La PKR est impliquée dans plusieurs processus dégénératifs observés dans le cerveau des patients souffrant de maladie d’Alzheimer", souligne le Pr Hugon. "Cette protéine entraînerait la mort des cellules par apoptose, c’est-à-dire par un processus de destruction programmée. Ce suicide cellulaire déclenche un phénomène d’inflammation et altère ainsi la constitution de la mémoire."

Les scientifiques auraient ainsi identifié une cause de la dégradation des neurones observée dans la maladie d’Alzheimer. Si cette découverte se confirmait, elle représenterait une étape importante dans la découverte de nouveaux traitements. De nouvelles recherches sont en cours. L’objectif est désormais de "diminuer l’activité de la PKR grâce à des inhibiteurs spécifiques, pour freiner l’évolution des troubles de la mémoire chez les patients atteints", précise le Pr Hugon.

Source : Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et université Paris-Diderot, Paris 7, 3 février 2012
(Destination santé ©)

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