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Actualités santé

La découverte d'un mécanisme génétique ouvre de nouvelles pistes contre l'obésité

[ Publié le 24 février 2012 ]

Une étude dirigée par une équipe française livre un nouvel éclairage sur l’un des mécanismes génétiques de l’obésité. Cette découverte importante pourrait permettre de mettre en place de nouveaux traitements contre cette maladie en pleine expansion.

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"Une mutation du gène GPR120 augmenterait de 60% le risque d’obésité chez l’homme." C’est la conclusion d’une étude franco-britanno-japonaise, dirigée par le Pr Philippe Froguel, directeur du laboratoire Génomique et maladies métaboliques au Centre national de recherche scientifique (CNRS). Cette découverte donne un nouvel éclairage à l’un des mécanismes génétiques de l’obésité, une maladie qui fait de plus en plus de victimes en France. Selon les derniers chiffres disponibles, 12,4% des Français étaient obèses en 2006, avec une nette tendance à la hausse depuis 1997.

Le gène GPR120 "code pour un récepteur situé sur les cellules du foie et des intestins", expliquent les auteurs. Ce récepteur possèderait un rôle-clé : son signal "commande l’appétit, les préférences alimentaires et le stockage des graisses ingérées", selon cette étude. Or, ce récepteur est sensible aux acides gras "oméga 3", connus pour leurs effets bénéfiques sur le système cardiovasculaire. A leur contact, "il stimule la production d’insuline et la sécrétion de peptides de la satiété, les hormones qui coupent l’appétit".

Pour s’assurer de l’implication de ce gène dans l’obésité, les chercheurs ont créé une lignée de souris possédant une version mutée du gène GPR120, avec un récepteur inactif. Ces rongeurs ont ensuite été soumis à un régime riche en graisses et en glucides. Résultat : les souris mutées ont développé une obésité – doublée d’une infiltration de graisse du foie – bien plus rapidement que les souris témoins. En effet, la mutation du récepteur ne permet pas aux acides gras de déclencher le phénomène de production d’hormones de la satiété.

Avec cette découverte, les auteurs espèrent avoir mis le doigt sur une nouvelle piste thérapeutique. En effet, une activation de ces récepteurs à l’aide de médicaments – qu’il faudrait créer – pourrait avoir des effets positifs, "même en l’absence d’une alimentation équilibrée et riche en oméga 3", estiment-ils. En attendant la mise au point de ce remède-miracle, suivez les recommandations du Plan national nutrition santé (PNNS) et n’hésitez pas à vous adresser à votre médecin traitant pour équilibrer sainement votre alimentation.

Source : CNRS, 20 février 2012
(Destination santé ©)

Mot-clef : Obésité

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