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Actualités santé

L'hypersensibilité électromagnétique à l'étude

[ Publié le 21 février 2012 ]

L’électrohypersensibilité (EHS), ou hypersensibilité électromagnétique, serait une pathologie liée aux champs électromagnétiques (Cem). Non reconnue en France, elle va faire l’objet d’une étude nationale. Les explications de la Dre Dominique Dupas, médecin du travail et chargée de cette enquête à l’hôpital universitaire de Nantes.

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Les champs électromagnétiques (Cem) ont-ils vraiment un impact sur la santé de certaines personnes, plus sensibles que d’autres ? Pour répondre à cette question, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a décidé de lancer la première étude clinique française visant à évaluer un protocole de prise en charge spécialisée des patients atteints de ce trouble, appelé hypersensibilité électromagnétique ou électrohypersensibilité (EHS).

L’EHS toucherait 1,5 à 2% de la population. Elle se manifeste par des symptômes non spécifiques, qui peuvent conduire à des situations extrêmes obligeant certaines personnes à cesser de travailler et à modifier totalement leur mode de vie. Les personnes qui en souffrent incriminent les champs électromagnétiques, des antennes mobiles aux fours à micro-ondes. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne nie pas la réalité de ces symptômes et, en Suède comme au Royaume-Uni, ce trouble est reconnu comme une maladie. En France, en revanche, ces manifestations sont encore méconnues et n’ont pas un statut officiel.

S'assurer du lien entre EHS et champs électromagnétiques
Toute la question est de s’assurer que ce sont bien les Cem qui provoquent ces troubles. Pour ce faire, l’étude actuelle est mise en place dans 24 centres en France. Elle a pour ambition "d’évaluer un protocole de prise en charge spécialisée des patients atteints d’intolérance environnementale attribuée aux champs électromagnétiques", indique l’AP-HP.  Les centres impliqués sont tous spécialisés dans les consultations de pathologie professionnelle.

"C’est une manière de répondre au besoin d’écoute des patients", argumente la Dre Dominique Dupas, médecin du travail à l’hôpital universitaire de Nantes et chargée de ce projet. Parmi les sujets étudiés figurent la sensibilité des personnes concernées aux Cem, mais aussi les répercussions sur leur état de santé et leur qualité de vie. Un questionnaire, établi sur huit jours, leur permettra d’évaluer leur ressenti en matière d’exposition. En même temps, un boîtier mesurera leur exposition réelle.

Un phénomène rare mais handicapant
"Il s’agit avant tout d’entendre ce que les patients ont à nous dire", insiste la Dre Dupas. "Leur ressenti est essentiel car aujourd’hui, ce syndrome reste médicalement inexpliqué." Tous les centres baseront leur évaluation sur une même grille de lecture. Le suivi des volontaires sera réalisé pendant un an, à l’aide de plusieurs consultations médicales visant à recueillir les signes décrits. "Il s’agit souvent de maux de têtes, de difficultés à se concentrer, de toute une série de troubles handicapants au quotidien", précise-t-elle.

A ce point de la connaissance du syndrome d’électrohypersensibilité en France, c’est une première étape essentielle. Les souffrances vécues par ces patients sont en effet des causes d’isolement. Même si "ce phénomène reste assez rare", admet la Dre Dupas, "il est important qu’une réponse structurée soit apportée à ses victimes".

Source : interview de la Dre Dominique Dupas, 13 février 2012 – site de l’OMS, consulté le 13 février 2012
(Destination santé ©)

Mots-clefs : Pollution , Stress

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