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Actualités santé

Femmes enceintes : avoir un cancer n'impose plus forcément l'interruption de grossesse

[ Publié le 22 février 2012 ]

Bonne nouvelle : le traitement d’un cancer chez une femme enceinte n’impose plus systématiquement l’interruption de sa grossesse. Les explications du Pr Philippe Morice, spécialiste de la chirurgie gynécologique à l’Institut Gustave Roussy de Villejuif et auteur de trois études sur ce thème.

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Il y a encore quelques années, une femme enceinte chez qui un cancer – notamment gynécologique – était diagnostiqué devait systématiquement interrompre sa grossesse, si elle voulait avoir une chance de recevoir un traitement anticancéreux. Toutefois, les recommandations ont beaucoup évolué. Aujourd’hui, la prise en charge d’un tel cancer chez une femme enceinte n’impose plus forcément d’avortement thérapeutique.

"Les femmes enceintes n’ont pas plus de risques d’avoir un cancer que les autres", rassure d’emblée le Pr Philippe Morice, responsable de la chirurgie gynécologique à l’Institut Gustave Roussy de Villejuif. L’association cancer/grossesse n’est toutefois pas si rare : environ un cas pour mille. Les cancers les plus fréquemment observés sont ceux du sein, du col de l’utérus, les cancers du sang et les mélanomes.

Des grossesses très surveillées
"Il y a moins de vingt ans, l’attitude la plus souvent proposée était d’interrompre la grossesse pour pouvoir ensuite traiter le cancer", explique le Pr Morice. "Nous considérions en effet que l’administration d’une chimiothérapie était contre-indiquée." Aujourd’hui, "nous tâchons de plus en plus de préserver la grossesse, quand cette stratégie n’impacte pas le pronostic des patientes en ce qui concerne leur cancer", poursuit-il. Avec son équipe, il vient de publier trois études sur le sujet dans The Lancet.

"Cette situation de cancer associé à la grossesse ne doit plus être considérée comme une fatalité", insiste le Dr Morice. Il tient toutefois à préciser que "ces grossesses exposent à un risque de naissance prématurée, naturelle ou induite, associée à un faible poids de naissance. Elles nécessitent donc un suivi médical très particulier". D’autant plus que "les données disponibles sur les effets de l’exposition des foetus ou des nouveau-nés à la chimiothérapie sont rares. De grandes cohortes de patientes sont attendues pour évaluer les effets à long terme de ces traitements".

Source : Institut Gustave Roussy, 15 février 2012 – Cancer in pregnancy : a challenging conflict of interest, The Lancet, consulté le 21 février 2012.
(Destination santé ©)

Mots-clefs : Cancer , Grossesse

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