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Actualités santé

Dengue : la "grippe tropicale" qui monte

[ Publié le 8 février 2012 ]

Quasiment inexistante dans les années 1970, la dengue explose aujourd’hui. Elle touche plus de cent pays, principalement en Asie du Sud-est et dans le Pacifique occidental, et a même fait deux incursions en Europe en 2010. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis à jour son aide-mémoire sur cette maladie encore méconnue.

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On l’appelle encore "fièvre rouge", "grippe tropicale" ou "petit palu". La dengue, maladie transmise par une certaine famille de moustiques appelés Aedes, inquiète l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : le nombre de cas a progressé de façon spectaculaire depuis 30 ans. Plus de 2,5 milliards de personnes y sont désormais exposées. Avant 1970, seuls neuf pays avaient observé la maladie. Désormais, elle sévit dans plus de cent pays répartis en Afrique, en Amérique, en Méditerranée orientale, en Asie du Sud-est et dans le Pacifique occidental. Ces deux dernières régions figurent parmi les plus durement touchées.

Le risque de flambées est même présent en Europe. Des cas de transmission locale ont été signalés pour la première fois en Croatie et dans le sud de la France en 2010. Selon l’OMS, la dengue pourrait atteindre chaque année entre 50 et 100 millions de personnes.

Une forme de syndrome grippal
Cette maladie est transmise par des moustiques Aedes infectés par l’un des quatre virus à l’origine de la maladie : Den-1, Den-2, Den-3, Den-4. Elle se manifeste environ cinq jours après l’infestation par un syndrome grippal : fièvre élevée, faiblesse, douleurs musculaires et articulaires. Elle peut aussi occasionner de violents maux de tête et derrière les globes oculaires, des nausées, des vomissements, et une éruption cutanée en fin de maladie.

Son nom de "petit palu" s’explique par son évolution en deux phases de fortes fièvres séparées par une à deux journées de "rémission". En général, la dengue guérit spontanément en une semaine et confère une certaine immunité : le malade ne pourra plus l’attraper sous la forme dont il a souffert. Par ailleurs, les formes asymptomatiques, ou qui n’occasionnent qu’une fièvre discrète et cédant rapidement, ne sont pas rares.

Ni vaccin, ni traitement
Il en existe toutefois aussi une forme sévère, mortelle dans 20% des cas si elle n’est pas traitée. Encore appelée "dengue hémorragique", elle peut provoquer des fuites de plasma dans l’organisme, occasionnant de nombreux dégâts. Cette forme grave affecterait 500.000 patients chaque année dans le monde, dont une très forte proportion d’enfants. L’OMS souligne qu’une prise en charge adaptée permet d’en amener le taux de mortalité à moins de 1%.

A l’heure actuelle, il n’y a ni vaccin, ni traitement spécifique contre la dengue, même si de récents progrès ont été enregistrés. Aujourd’hui, la seule méthode pour prévenir ou combattre la transmission du virus consiste à lutter contre les vecteurs, c'est-à-dire les moustiques. Mission difficile : les Aedes sont particulièrement actifs et peuvent piquer de jour. Ils se sont bien adaptés aux villes et aux zones péri-urbaines, et se multiplient à grande vitesse dans le monde. De plus, la citronnelle est insuffisante pour les repousser.

Source : OMS, aide-mémoire, N°117, janvier 2012
(Destination santé ©)

Mot-clef : Fièvre

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