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Prothèses mammaires PIP : l'OMS exprime ses recommandations

[ Publié le 19 janvier 2012 ]

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) tente d’harmoniser les mesures prises par chacun des pays concernés par le scandale des prothèses mammaires PIP (Poly Implant Prothèse) frelatées. Elle conseille aux patientes de suivre les directives de leur pays et recommande aux autorités sanitaires de renforcer leurs dispositifs de matériovigilance.

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L’affaire des prothèses mammaires PIP (Poly Implant Prothèse) frelatées prend une ampleur internationale. Entre 300.000 et 400.000 femmes sont concernées, et le scandale prend de plus en plus d’ampleur, notamment au niveau judiciaire.

Consciente du risque que ces prothèses font peser sur la santé, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a émis des recommandations sanitaires, alors qu’en temps normal, elle ne se prononce pas sur les affaires de santé intérieures. Son objectif : tenter d’harmoniser les politiques sanitaires de tous les pays concernés par ce problème de santé publique.

Or, comme plus de 80% des prothèses mammaires PIP étaient destinées à l’exportation, la situation est complexe. Les 27 pays concernés par ce scandale sanitaire se situent pour la plupart en Europe et en Amérique latine (seules exceptions : l’Australie, la Chine, le Japon, la Malaisie et la Nouvelle-Zélande). Et chacun de ces pays a émis des recommandations différentes, qui vont du simple suivi des porteuses d’implants PIP à l’explantation.

A chaque pays sa riposte
Ainsi, la Grande-Bretagne se contente de recommander aux 40.000 Britanniques concernées de consulter leur médecin. C’est à lui de décider du bien-fondé d’un retrait des prothèses, condition indispensable à la prise en charge de l’opération par les organismes payeurs. En d’autres termes, si le "general practitioner" estime que la patiente ne court aucun danger, et si elle-même souhaite quand même se faire retirer ses prothèses, ce sera à sa charge…

L’Irish medicines Board irlandais, quant à lui, assure "qu’aucune preuve ne corrobore pour le moment un quelconque lien entre ces prothèses et des risques pour la santé". Il recommande toutefois aux porteuses d’implants de consulter leur médecin en cas de doute.

De leur côté, les autorités belges ont recommandé un examen systématique aux femmes porteuses d’implants PIP. Le retrait n’est recommandé qu’en cas de rupture, de suspicion de rupture ou de suintement.

Soucieuse de ne pas se montrer trop interventionniste, l’agence onusienne conseille aux patientes de suivre les directives de leur pays. "Les porteuses de prothèses PIP – aussi appelées ‘M-Implant’ dans certains pays – devraient consulter leur médecin ou leur chirurgien en cas de suspicion de rupture, de douleur, d’inflammation ou tout autre doute", indique-t-elle sur son site Internet. Elle invite aussi les autorités sanitaires à renforcer leurs systèmes de matériovigilance et le suivi des signalements de problèmes liés aux dispositifs médicaux.

Source : OMS, 17 janvier 2012
(Destination santé ©)

Mots-clefs : Cancer sein , Dispositif

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