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Actualités santé

Lexomil®, Tranxène® : un Français sur cinq a consommé des benzodiazépines en 2010

[ Publié le 18 janvier 2012 ]

Un Français sur cinq a consommé au moins une benzodiazépine ou une molécule apparentée en 2010. La France détient ainsi le record mondial de consommation de neuroleptiques. Consciente des risques d’une consommation injustifiée ou excessive, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dresse un état des lieux en forme d’alerte.

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Lexomil®, Stillnox®, Tranxène® et 19 autres molécules similaires. En France, les benzodiazépines ont toujours le vent en poupe. En 2009, des données européennes plaçaient même la France au deuxième rang des pays européens consommateurs d’anxiolytiques (après le Portugal) et d’hypnotiques (après la Suède). Les benzodiazépines sont utilisées dans le traitement de l'anxiété, de l'insomnie, de l'agitation psychomotrice ou des convulsions.

Dans un état des lieux publié sur son site Internet, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) note que 134 millions de boîtes de ces médicaments ont été vendues en France en 2010 (50,2% d’anxiolytiques et 37,6% d’hypnotiques). Chaque année, un Français sur cinq consomme au moins une benzodiazépine ou une molécule apparentée, et cette tendance s’accentue avec l’âge. En première ligne : les femmes (60% des utilisateurs).

L’Afssaps annonce toutefois que l’usage individuel de benzodiazépines a diminué en moyenne de 1,8% par an depuis 2002 et que celui des molécules apparentées reste stable. Cette évolution de la consommation de benzodiazépines pour les indications "anxiété" ou "insomnie" est une bonne nouvelle. "Il apparaît néanmoins nécessaire de développer la surveillance et la recherche dans ce domaine, mais aussi de poursuivre les efforts afin de limiter l’usage extensif de ces molécules", nuance l’Agence.

Renforcer la sécurité des usagers
En effet, "si ces médicaments sont nécessaires pour de nombreux patients, ils peuvent aussi présenter des risques", souligne l’Afssaps. Utilisés "à mauvais escient ou en excès", ces produits peuvent entraîner de graves effets secondaires, pouvant aller jusqu’au risque de décès en cas de surdose massive. L’Agence cite notamment "des troubles de la mémoire et du comportement, un risque d’abus et de dépendance psychique et physique, avec un syndrome de sevrage à l’arrêt du traitement". Les benzodiazépines ne doivent donc être utilisées que sous strict contrôle médical, pour des durées aussi brèves que possible.

C’est pourquoi l’Afssaps souhaite renforcer les mesures déjà initiées en vue de favoriser le bon usage des benzodiazépines, et en proposer de nouvelles. Ces mesures pourront être d’ordre réglementaire, par exemple en encadrant d’une façon plus rigoureuse les conditions de prescription et de délivrance de ces produits. L’Afssaps conseille de poursuivre les campagnes d’information et de communication pour les professionnels de santé et le grand public.

Source : Afssaps, 16 janvier 2012
(Destination santé ©)

Mot-clef : Médicament

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