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Actualités santé

Les larmes, pourfendeuses des bactéries qui menacent nos yeux

[ Publié le 25 janvier 2012 ]

Un antibiotique naturel dans nos larmes ? Ce n’est pas nouveau : la découverte de cette enzyme aux propriétés antimicrobiennes, le lysozyme, date de 1922. Toutefois, le mécanisme grâce auquel il détruit les bactéries n’était pas éclairci. Une équipe américaine vient d’y remédier.

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Et si larmoyer était bon pour la santé… de nos yeux ? Lysozyme : c’est le nom d’une enzyme qui a des propriétés antimicrobiennes, sécrétée – entre autres – dans les larmes. Cet antibiotique naturel a été découvert en 1922 par Sir Alexander Fleming, six ans avant qu’il ne réussisse à isoler de la pénicilline pour la première fois. Or, si les modalités d’action de la pénicilline sont aujourd’hui bien connues, celles du lysozyme restaient mystérieuses.

Par quel procédé cette enzyme parvient-elle à détruire les bactéries ? Pour le savoir, le Dr Phil Collins – homonyme du batteur de Genesis – et son équipe de l’université de Californie, à Irvine, ont cherché à décrypter son mécanisme. Au-delà du résultat, la technique utilisée pour y parvenir est très novatrice : ils ont décodé le comportement du lysozyme en l’attachant à un nouveau dispositif, infiniment petit : un transistor à nanotube de carbone.

"Le lysozyme est une molécule minuscule, impossible à voir à l’aide d’un microscope classique", explique le Dr Collins. "Nous avons donc utilisé une nouvelle technologie. Nous avons couplé cette molécule à un circuit électronique qui joue le même rôle que les microphones de nos téléphones portables, par exemple." Les scientifiques se sont ainsi servis du courant électrique pour étudier les mouvements de la protéine. "C’est un peu comme utiliser un stéthoscope pour écouter le cœur", précise-t-il.

Les chercheurs ont d’abord constaté que les molécules de lysozyme étaient dotées de "mâchoires" : "Elles s’accrochent à la bactérie et la mordent plusieurs fois, un peu à la manière que nous avons de manger un épi de maïs", illustre le Dr Collins. Autrement dit, le corps étranger n’a aucune chance d’en réchapper. "C’est ainsi que cela se passe à chaque fois qu’une bactérie essaie de pénétrer dans nos yeux et de les infecter", conclut-il.

Source : Science, vol. 335, n°6066, pp.319-324
(Destination santé ©)

Mots-clefs : Antibiotique , Médicament

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