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Actualités santé

Jeu du foulard : un sondage donne la parole aux enfants

[ Publié le 27 janvier 2012 ]

Le "jeu du foulard" consiste à s'étrangler jusqu'à l'évanouissement. Plusieurs enfants en ont gardé des séquelles neurologiques et certains en sont morts. Un sondage Ipsos, mené directement auprès des enfants, tente de cerner leurs motivations à jouer à ce jeu dangereux, et leur connaissance des risques.

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Jeu de la tomate, de la serviette, de la grenouille : tous ces termes sont synonymes du tristement célèbre "jeu du foulard". Ce jeu "consiste en un étranglement volontaire, une recherche de sensations nouvelles, d’évasion", explique l’Association des parents d’enfants accidentés par strangulation (Apeas). "Sa perversité réside dans le fait qu’il soit difficile à détecter. Il ne s’agit pas d’un comportement violent ou suicidaire mais d’un jeu dangereux."

A la demande de l’Apeas, une enquête Ipsos a été menée directement auprès des premiers concernés, c’est-à-dire les enfants. Combien d’entre eux connaissent ces jeux ? Combien y ont déjà joué ? Pour quelles raisons ? Sont-ils conscients des risques auxquels ils s’exposent ? Pour le savoir, l’Ipsos a interrogé un échantillon représentatif de 1.012 enfants âgés de 6 à 15 ans, du 29 novembre au 8 décembre 2011.

Inconscience du risque encouru
L’école primaire semble le théâtre privilégié de ces jeux d’apnée ou d’évanouissement. C’est dans les cours de récréation que les élèves entendent parler de ces pratiques pour la première fois. Près de deux enfants sur trois (63%) ont entendu parler d’au moins un de ces jeux, et plus d'un enfant sur dix déclare y avoir déjà joué. Cette pratique semble un peu plus le fait des garçons, entre copains. Elle touche toutes les tranches d’âge et tous les milieux sociaux.

Pourquoi une telle pratique ? "Pour faire comme les copains !", répondent généralement les sondés qui y ont déjà eu recours. En effet, la majorité de ces enfants n’ont pas conscience des risques encourus. Plus de 50% d’entre eux n’imaginent pas le caractère funeste de ces activités, et encore moins les risques neurologiques qu’elles peuvent leur faire courir.

Vers une enquête épidémiologique ?
Inconscience et fantasme de découvrir des sensations extrêmes sont ainsi les principales motivations identifiées par les enquêteurs de l’Ipsos. C’est là qu’intervient l’Apeas : elle assurant une prévention précoce du jeu du foulard dès le primaire. L’association espère que ce sondage "permettra de déclencher une enquête épidémiologique, ce qui constituerait une première mondiale".

Bonne nouvelle, toutefois : 84% des enfants interrogés n’ont jamais pratiqué ce jeu. De plus, parmi eux, les dangers semblaient connus. La quasi-totalité d’entre eux déclare ainsi "ne pas s’adonner à ces pratiques car ils risquent de mourir". Qui a dit que l’information ne passait pas ?...

Source : enquête Ipsos pour le compte de l’Association des parents d’enfants accidentés par strangulation (Apeas) – http://www.jeudufoulard.com, consulté le 25 janvier 2012.
(Destination santé ©)

Mots-clefs : Maltraitance , Violence

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