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Dyslexie : une étude française ouvre de nouvelles perspectives

[ Publié le 11 janvier 2012 ]

Les causes de la dyslexie enfin décryptées ? Une étude française montre que les trois manifestations cliniques les plus caractéristiques de ce handicap pourraient être dues à un trouble du fonctionnement de certaines structures cérébrales.

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Ba pour Pa, "rubeau" pour "bureau" : la dyslexie est un trouble de l’apprentissage de la lecture, d’origine mystérieuse. Elle est liée à une difficulté particulière à identifier les lettres, les syllabes ou les mots, alors que l’enfant ne souffre d’aucun déficit visuel, auditif ou intellectuel et malgré une scolarisation normale. Elle touche 5% des enfants à partir du CP.

Son origine n’a jamais été clairement identifiée. Toutefois, des chercheurs de l’unité mixte Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm)/Centre national de recherche scientifique (CNRS), à l’Ecole normale supérieure de Paris, ont découvert des éléments de réponse. L’inaptitude aux jeux de mots, le manque de mémoire à court terme et la capacité à nommer des images qui se succèdent rapidement sont les principales manifestations de la dyslexie. Or, selon les auteurs, ces troubles seraient tous inhérents à un dysfonctionnement du cortex gauche, dédié au décodage de la parole.

Selon les scientifiques, la dyslexie résulterait d’une anomalie siégeant dans les aires cérébrales. Pour s’en assurer, ils ont enregistré l’activité encéphalique de 44 adultes, dont 23 dyslexiques, exposés à un son dont la fréquence oscillait entre 10 et 80 hertz (Hz). Résultat : chez les non-dyslexiques, le fonctionnement du cortex auditif était normal. Chez les dyslexiques, en revanche, le cortex de l’hémisphère cérébral gauche s’est avéré moins sensible aux fréquences modulées autour de 30Hz.

"Or une réponse à cette fréquence est nécessaire pour permettre le découpage de la parole en phonèmes", la plus petite unité distincte d’un son, indique Anne-Lise Giraud, du laboratoire de neurosciences cognitives de l’Inserm. "Les dyslexiques souffrent donc probablement d’un défaut dans le découpage de la parole en phonèmes. Leur cortex auditif résonne avec des fréquences de modulation des sons plus élevées, situées au delà de 50Hz." Ce défaut de sensibilité expliquerait pourquoi les dyslexiques peinent à manipuler les sons de la parole ou à nommer une série d’images. Il est aussi associé à des troubles de la mémoire à court terme.

Source : interview d’Anne-Lise Giraud, 3 janvier 2012 – Inserm, 22 décembre 2011.
(Destination santé ©)

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