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Actualités santé

Consommation excessive de sel : tout se joue dès la petite enfance

[ Publié le 6 janvier 2012 ]

Une étude américaine montre que l’introduction précoce du sel dans l’alimentation des nourrissons a un impact sur leurs habitudes alimentaires. Une découverte importante, dans la mesure où la consommation de sel est trop élevée dans les pays développés, dont la France.

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Hypertension artérielle, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral (AVC) : les dangers d’une consommation excessive de sel sont nombreux et avérés. Pourtant, certains conservent le réflexe de resaler systématiquement leur nourriture, avant même d’y avoir goûté. Des chercheurs du Monell Chemical Senses Center de Philadelphie, aux Etats-Unis, se sont demandé dans quelle mesure l’alimentation à l’enfance jouait dans cette habitude.  

Ils se sont intéressés à 61 nourrissons. Ces bébés se sont vu proposer trois biberons différents, d’abord à l’âge de deux mois puis à six mois. Le premier était rempli d’eau pure, sans adjonction de sel. Le deuxième contenait 1% de sel, soit le taux habituellement constaté dans les potages au poulet vendus outre-Atlantique. Le troisième avait une teneur en sel de 2%, ce qui, même pour un adulte, est excessif.

A deux mois une majorité des nourrissons ont rejeté les préparations salées. A six mois, en revanche, une préférence très nette a été observée pour les biberons au goût le plus relevé, en relation avec une exposition antérieure à la saveur salée. Autrement dit, les 26 nourrissons déjà "initiés" au sel ont préféré les biberons salés. Les 35 bébés dans l’alimentation desquels le chlorure de sodium n’avait pas encore été introduit ont, quant à eux, continué à rejeter les biberons des deuxième et troisième groupes.

Quelques années plus tard, sur les 26 bébés qui préféraient les liquides salés, 12 se sont avérés plus enclins à ajouter du sel dans leur assiette. Ce goût immodéré pour le goût salé trouverait donc une partie de son origine dans la petite enfance, concluent les auteurs. C’est une découverte capitale, alors que la consommation de sel est trop élevée, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Pour réduire les risques de maladies cardiovasculaires, d’ostéoporose voire de certains cancers digestifs, la consommation maximale de sel ne devrait pas dépasser 6 grammes par jour. Or, en France, elle serait proche de 10 grammes par jour !

Une autre cause de cette exposition précoce au sel proviendrait des plats préparés, soulignent les auteurs. Ces produits, comme les céréales pour bébé, le pain ou les biscuits, contiennent souvent du sel ajouté.

Source : American Journal of Clinical Nutrition, 20 décembre 2011
(Destination santé ©)

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