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VIH/sida : le mécanisme d'inflammation chronique décrypté

[ Publié le 29 décembre 2011 ]

Chez les patients atteints du VIH/sida, une inflammation chronique persiste malgré les traitements antirétroviraux. Cet effet dû au virus altère leur santé à long terme. Une équipe de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) installée au sein de l’hôpital universitaire de Toulouse a décrypté le mécanisme causant cette inflammation.

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Contre le VIH/sida, les antirétroviraux ne peuvent pas tout faire. Malgré ces traitements, les patients atteints de cette maladie souffrent d’une inflammation chronique. Elle n’est pas symptomatique mais, à long terme, elle favorise l’accélération du vieillissement et la survenue de pathologies cardiovasculaires.

Désormais, cette inflammation a trouvé son explication. D’après les chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) installée au sein de l’hôpital universitaire de Toulouse, elle est due à "une altération de l’immunité de la muqueuse intestinale". Cette carence mène à "un passage constant des bactéries de la flore intestinale vers la circulation sanguine", entraînant ainsi "un état inflammatoire chronique".

Pour parvenir à cette conclusion, le Dr Pierre Delobel et son équipe ont mené une étude sur 20 patients pris en charge pour une infection par le VIH et 10 témoins séronégatifs. "Chez les malades, certains globules blancs, qui sont normalement destinés à migrer vers la muqueuse intestinale, restent bloqués dans la circulation sanguine", explique le Dr Delobel. Or, ces globules ont pour fonction d’établir une "barrière" entre le tube digestif et la circulation sanguine et donc, d’empêcher le passage des bactéries vers le sang. A l’inverse, chez les témoins non infectés par le VIH, ces globules blancs étaient peu nombreux dans le sang car ils avaient migré normalement vers la muqueuse intestinale.

Chez les séropositifs au VIH, ce phénomène serait lié à un défaut de sécrétion d’une certaine protéine par les cellules intestinales. Cette protéine a pour fonction d’attirer les globules blancs concernés vers la muqueuse intestinale. La description de ce mécanisme, jusqu’alors inexpliqué, ouvre des perspectives intéressantes pour la prise en charge de l’inflammation persistante observée chez les patients séropositifs.

Source : Inserm, Journal of Clinical Investigation, 12 décembre 2011
(Destination santé ©)

Mot-clef : VIH Sida

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