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Actualités santé

Prothèses mammaires PIP : le gouvernement recommande un retrait préventif

[ Publié le 27 décembre 2011 ]

Les 30.000 Françaises porteuses de prothèses mammaires de la marque PIP (Poly Implant Prothèses) sont invitées à les faire retirer à titre préventif. Même s’il n’y a pas, à ce jour, de risque accru de cancer chez ces femmes, ces implants, qui contiennent de la silicone non médicale, peuvent se rompre.

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"A titre préventif et sans caractère d'urgence." C'est sur un ton rassurant que le gouvernement recommande aux 30.000 Françaises porteuses de prothèses mammaires PIP (pour Poly Implant Prothèses) de se les faire retirer. La raison retenue : l’ajout, dans une partie de ces implants, d’un gel de silicone non médical et "irritant", qui accroît leur risque de rupture.

En revanche, "il n'y a pas de risque accru de cancer chez les femmes porteuses de prothèses de marque PIP en comparaison aux autres prothèses", selon les experts de l'Institut national du cancer (Inca). Aucun lien de cause à effet n’a donc été établi entre les prothèses PIP et les neuf cas de cancer recensés à ce jour. Les experts confirment néanmoins que "les risques bien établis liés à ces prothèses sont les ruptures et le pouvoir irritant du gel pouvant conduire à des réactions inflammatoires, rendant l’explantation – c’est-à-dire le retrait – difficile."

Opération de retrait prise en charge
En conséquence, le gouvernement souhaite que "l’explantation des prothèses PIP, même sans signe clinique de détérioration de l’implant, soit proposée aux femmes concernées. Cette proposition pourra intervenir lors de la consultation de leur chirurgien". Toutefois, c’est aux femmes de choisir. "Si elles ne souhaitent pas d'explantation, elles doivent bénéficier d'un suivi par échographie tous les six mois", précise le ministère. Toute rupture, suspicion de rupture ou de suintement d’une prothèse doit conduire à son retrait, ainsi qu’à celui de la seconde prothèse. Enfin, avant ce type d’opération, un bilan d’imagerie récent, incluant une mammographie et une échographie mammaire et axillaire, doit être disponible.

L'opération sera prise en charge par l’assurance maladie mais la pose de nouvelles prothèses ne sera remboursée que lorsqu'il s'agit d’une chirurgie réparatrice. Pour la chirurgie esthétique, soit environ 80% des cas, la pose de nouveaux implants restera à la charge des patientes. Le gouvernement rappelle avoir demandé aux chirurgiens plasticiens de "ne pas pratiquer de dépassements d’honoraires pour effectuer ces actes". La facture pour l'assurance maladie s'élèvera, au maximum, à 60 millions d'euros. Son directeur général, Frédéric Van Roekeghem, va porter plainte au pénal contre l’ancienne équipe dirigeante de la société Poly Implant Prothèses, dissoute en 2010, pour "tromperie aggravée et escroquerie".

Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre dossier Prothèses PIP: quelles démarches?
Pour toute information complémentaire, le numéro vert national 0800.636.636 (gratuit) est ouvert du lundi au samedi, de 9h00 à 19h00.

Vous pouvez aussi vous rendre sur la page dédiée aux prothèses PIP sur le site de l'Afssaps

Source : Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé, secrétariat d’Etat chargé de la Santé, 23 décembre 2011
(Destination santé ©)

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