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Actualités santé

Prothèses mammaires PIP et cancer : l'Afssaps renforce ses recommandations

[ Publié le 12 décembre 2011 ]

Après le décès d’une femme porteuse de prothèses mammaires de la société Poly Implant Prothèse (PIP), victime d'un lymphome, un nouveau cas de cancer a été rapporté. L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) publie de nouvelles recommandations sur la nécessité d’un suivi rapproché des patientes concernées.

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Les prothèses mammaires PIP refont parler d’elles. Un adénocarcinome, le type de cancer du sein le plus fréquent en France, a été déclaré le 5 décembre chez une femme portant depuis plusieurs années ces implants fabriqués par la société Poly Implant Prothèse. Prudente après le décès par lymphome chez une autre femme portant des PIP, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) estime que ce nouveau cas "justifie un renforcement des recommandations adressées aux femmes et aux professionnels de santé".

L’Afssaps conseille un retrait préventif
Malgré le retrait du marché de ces prothèses depuis mars 2010, de nombreuses femmes en sont encore porteuses. C’est à leur intention que l’Afssaps publie de nouvelles recommandations. Ainsi, "les patientes porteuses de prothèses PIP doivent bénéficier systématiquement d’un examen clinique et des examens radiologiques appropriés", fait-elle savoir. Par ailleurs, "toute rupture ou suspicion de rupture, ou de suintement d’une prothèse, doit conduire à son retrait, ainsi qu’à celui de la seconde prothèse". Enfin, "un retrait préventif, même sans signe clinique de détérioration de l’implant, doit être discutée avec les femmes concernées", estime l’Afssaps.

Pour répondre aux questions des patientes, les autorités sanitaires ont mis en place un numéro vert gratuit depuis un poste fixe : 0800 636 636, disponible du lundi au samedi de 9h à 19h.

De son côté, le ministère de la Santé a saisi les agences sanitaires et les sociétés savantes afin d’élaborer des recommandations spécifiques destinées aux professionnels de santé. Celles-ci devraient être mises à disposition courant décembre, afin de "définir les modalités de diagnostic, d’explantation éventuelle et de surveillance" de ces implants.

Des prothèses reconnues défectueuses depuis 2009
Les premières anomalies déclarées ont montré un taux de rupture de ces prothèses mammaires supérieur à celui de celles des autres fabricants. Un suintement anormal du gel a également été observé. Ces prothèses ont été interdites à la vente le 29 mars 2010, en raison de la fragilité de leur enveloppe et du "pouvoir irritant" du gel de silicone utilisé, pouvant conduire à des réactions inflammatoires. Un défaut "que l’on ne retrouve pas sur les gels de silicone des autres prothèses", indique l’Afssaps. Par ailleurs, même si les tests pratiqués n’ont pas formellement montré de toxicité à ce jour, "cela n’exclut pas, notamment de par son pouvoir irritant, que ce gel puisse avoir des effets toxiques à long terme", souligne l’agence.

Source : Afssaps, 8 décembre 2011
(Destination santé ©)

Mot-clef : Cancer sein

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