Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > Prévention de l'obésité : les messages d'hygiène alimentaire peinent à passer

Actualités santé

Prévention de l'obésité : les messages d'hygiène alimentaire peinent à passer

[ Publié le 27 décembre 2011 ]

Comparée aux Etats-Unis, la France apparaît bien vertueuse en matière de prévention de l’obésité, notamment infantile. Pourtant, une enquête menée par l’Observatoire de l’obésité (Obobs) montre que les Français semblent avoir du mal à digérer les recommandations du plan national nutrition santé (PNNS).

Mais pourquoi les petits Américains grossissent-ils autant ? En trente ans, le nombre d’enfants obèses ou en surpoids a triplé aux Etats-Unis. Si le gouvernement fédéral mène depuis plusieurs années une lutte contre les produits gras et salés, le sucre a été relativement laissé de côté. Plusieurs études montrent pourtant l’existence d’un lien direct entre la consommation débridée de produits sucrés et la progression de l'obésité infantile.

Or, le sucre n’est pas toujours là où on l’attend. Une enquête de l'organisation Environmental Working Group (EWG), menée sur les 24 marques les plus populaires de céréales destinées aux enfants, révèle que la majorité d’entre elles sont aussi sucrées, voire davantage, que des cookies ! Lanterne rouge : les Smacks® de Kellogg’s®, qui contiennent 55,6% de sucre, souligne EWG. Rappelons que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de ne pas dépasser la barre des 10% de sucres dans ces aliments.

 

Du sucré en excès, une conduite à risque toujours méconnue

En matière de prévention de l’obésité infantile, la France apparaît bien plus vertueuse. Toutefois, les messages du plan national nutrition santé (PNNS) ont encore du mal à passer parmi la population, en particulier sur les effets d’une alimentation trop riche en sucres, selon une enquête menée par l’Observatoire de l’obésité (Obobs).

Entre juillet et novembre 2011, l’Obobs a analysé 20.000 discussions d’internautes sur des sujets touchant à l'obésité ou au surpoids. Ces échanges "montrent l'impact limité des messages de prévention de l'obésité adressés dans le cadre du PNNS", conclut-il. Ainsi, un tiers de ces échanges ne considèrent pas la consommation de produits sucrés comme un enjeu de prévention de l'obésité ou du surpoids. Par ailleurs, seuls 48% des internautes estiment que le fait de manger sucré sans contrôle représente une conduite à risque pour les enfants.

 

Une majorité des Français ne mangent pas 5 fruits et légumes par jour

Par ailleurs, la pratique d’une activité sportive "n’apparaît que de façon marginale dans les discussions" et les recommandations comme "manger cinq fruits et légumes par jour" et "manger-bouger" ne figurent absolument pas dans les prises de parole en ligne.

Face à ce constat, l’Obobs appelle à une prise de conscience générale de la population comme des industriels, pour "mettre un coup d’arrêt à la progression de l’obésité infantile" en France. Actuellement, rappelle-t-il, 12 à 15% des enfants seraient en surpoids.

Cette enquête appuie les résultats d’une étude publiée en novembre par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc). D’après cette étude, 73% des Français, c’est-à-dire près de trois personnes sur quatre, ne parviennent pas à consommer les fameux "cinq fruits et légumes par jour".

Source : Sugar in Children’s Cereals, Environmental Working Group, dec. 2011 –Obésité infantile et & goût sucré, Observatoire de l’obésité, 15 décembre 2011

(Alexandra Capuano)

Mots-clefs : Obésité , Surpoids

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

CHOISIR