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Maladies liées au travail : la BPCO ne touche pas que les fumeurs

[ Publié le 5 décembre 2011 ]

Risques psychosociaux, troubles musculo-squelettiques, addictions diverses : le milieu professionnel est un terrain de développement propice à certaines maladies. Mais il est bien souvent difficile de prouver que la survenue d’une affection est liée au travail, actuel ou passé ! Illustration lors des premières Journées de médecine et de santé au travail, du 18 au 20 novembre, avec une maladie "qui monte" : la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO).

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Les premières Journées de médecine et de santé au travail se sont tenues du 18 au 20 novembre à Marseille. L’occasion de faire le point sur les maladies liées à l’activité professionnelle, et notamment sur la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO).

Si cette affection est, le plus souvent, liée au tabagisme, "des facteurs professionnels sont en cause dans environ 15% des cas restants", indique Dr Jean-Dominique Dewitte, médecin du travail à Brest.

Les facteurs de risque de développer une BPCO sur son lieu de travail sont classés en quatre catégories : les poussières minérales (silice, ciment, charbon), organiques (coton, jute, bois), métalliques (vanadium, soudure) et les vapeurs et fumées (produits de combustion, gaz d’échappement).

"Les industries minières, du bois, du bâtiment, les travaux publics et la fonderie, la sidérurgie et l’exploitation textile figurent parmi les secteurs qui exposent le plus aux polluants professionnels", précise le Dr Dewitte. Dans le secteur agricole, éleveurs et céréaliers sont également très concernés.

Le Dr Dewitte souligne que les BPCO d’origine professionnelle sont difficiles à étudier et à distinguer des BPCO liées au tabagisme, notamment chez les anciens fumeurs. "Il est pourtant essentiel de ne pas passer à côté de ces cas", insiste-t-il. "D’une part, la prise en charge précoce de la maladie permet de ralentir son évolution et donc, son impact sur la qualité de vie. D’autre part, il peut être possible de proposer des aménagements du poste de travail et la mise en place de moyens de protection."

Dans ses dernières recommandations, dont la publication est attendue début décembre, la Haute Autorité de santé (HAS) devrait demander aux médecins du travail "de penser à la BPCO devant des signes de tabagisme ou une exposition professionnelle".

Source : premières Journées de médecine et de santé au travail, Marseille 18-20 novembre 2011
(Destination santé ©)

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