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Actualités santé

Hormones de croissance synthétiques : l'Europe rassure, la France reste prudente

[ Publié le 28 décembre 2011 ]

L’agence européenne du médicament (EMA) estime que le rapport bénéfice/risque de l’hormone de croissance somatropine est favorable. Cette hormone créée artificiellement est destinée aux personnes qui ne parviennent pas à la sécréter naturellement. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rappelle toutefois que les données actuelles concernant la sécurité à long terme de ce traitement sont très limitées.

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L’Agence européenne du médicament (EMA) a rendu son verdict sur les traitements à base de somatropine. Cette hormone de croissance artificielle est administrée aux enfants présentant un retard de croissance. L'EMA estime que le rapport bénéfice/risque de ce produit est "favorable", à condition de "suivre scrupuleusement les indications, contre-indications et doses recommandées".

En d'autres termes, la somatropine est fermement déconseillée à des fins autres que médicales, notamment dopantes. D’autant plus que certains sportifs, désireux de développer artificiellement leur masse musculaire et leur puissance, dépassent les doses maximales recommandées. Avec un réel danger pour leur santé, voire pour leur vie.

Une étude européenne paraîtra fin 2012
C’est la France qui avait demandé une réévaluation de ce traitement à l'EMA en décembre 2010. Une étude menée entre 2007 et 2010 auprès de 7.000 patients traités dans leur enfance, l’étude Saghe, a suggéré une possible augmentation de la mortalité parmi ces personnes. Actuellement, en France, 9.800 jeunes de moins de 18 ans suivent ce traitement.

Les experts européens ont considéré que "les limites méthodologiques de l’étude Saghe ne permettaient pas de confirmer ni d'infirmer ce risque", a indiqué l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dans un point d'information daté du 19 décembre.

Malgré ces conclusions rassurantes, l’ANSM rappelle que "les données actuellement disponibles concernant la sécurité d’emploi à long terme de ces traitements sont très limitées". Elle annonce la publication, pour fin 2012, de données complémentaires, issues d’une étude plus vaste, menée dans plusieurs Etats européens (Saghe européenne).

Source : ANSM, 19 décembre 2011
(Destination santé ©)

Mot-clef : Hormonothérapie

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