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Enfants handicapés mentaux : les recommandations de l'Académie de médecine

[ Publié le 5 décembre 2011 ]

"Manque de moyens matériels", "insuffisance de formation des personnels soignants et enseignants". Le rapport de l’Académie nationale de médecine sur le dépistage et la prise en charge d’un enfant handicapé mental pointe du doigt un important retard pris par la France, "qui aboutit à des diagnostics tardifs, générateurs d’aggravations".

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"L’enfant handicapé mental, son présent, son avenir" : c’est le titre d’un rapport à charge publié par l’Académie de médecine en octobre 2011. Le Pr Henry Hamard, son principal auteur, y fustige le "retard pris par la France dans ce domaine, qui aboutit à des diagnostics tardifs, générateurs d’aggravations de handicap et d’insuffisance de prise en charge".

Chaque année, 20.000 nourrissons présentent une déficience intellectuelle. Toutes causes confondues, on estime le nombre de personnes handicapées mentales à environ 650.000 en France. Environ 25% des handicaps sont d’origine génétique, 25% d’origine acquise et 50% ont des causes indéterminées ou multifactorielles.

Même si la prise en charge de la femme enceinte et du nouveau-né a connu de grands progrès, "une partie des handicaps persistera tant que les futures mères continueront à consommer de l'alcool, notamment, au cours de la grossesse", souligne le Pr Hamard. "Il en sera de même tant que certains médecins continueront à entreprendre des réanimations de plus en plus aventureuses et que la surveillance post-natale ne sera pas plus systématiquement adaptée."

Pour des conditions d’existence convenables
Le rapport rappelle que le dépistage d’un handicap mental doit avoir lieu au cours de la grossesse, avec une évaluation des menaces d’accouchement prématuré, des anomalies de croissance fœtale et des malformations. Dès la naissance, certaines maladies comme l’hypothyroidie ou la mucoviscidose sont systématiquement recherchées. Enfin, les examens de santé du nourrisson et du jeune enfant sont théoriquement pratiqués vingt fois entre la naissance et l’âge de 6 ans. En réalité, "ils ne sont pas suffisamment effectués en raison du manque d’effectifs des services de PMI et de médecine scolaire", déplore le Pr Hamard.

L’académicien recommande ainsi d’intensifier la lutte contre le développement du handicap chez l’enfant. Pour ce faire, il insiste sur la nécessité de rechercher "un meilleur équilibre entre les examens de santé classiques de l’enfant et un véritable dépistage des maladies et du handicap". Il conseille de "ne pas imposer à tout prix une intégration scolaire : mieux vaut un enfant heureux en institut éducatif que malheureux dans une classe normale". Enfin, parce que l’allongement prévisible de la durée de vie de ces enfants pose la question de leur devenir après la disparition de leurs parents, il recommande de "créer des centres d’accueil leur permettant des conditions d’existence convenables".

Source : L’enfant handicapé mental, son présent, son avenir, Académie nationale de médecine, octobre 2011
(Destination santé ©)

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