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Actualités santé

Dix ans de biothérapies : une révolution pour les maladies rhumatologiques

[ Publié le 2 décembre 2011 ]

Les molécules de pointe regroupées sous l’appellation biothérapies ont, depuis dix ans, révolutionné le traitement de nombreuses maladies. Le Pr René-Marc Flipo, chef du service de rhumatologie à l’hôpital universitaire régional de Lille, fait le point sur leur utilisation, leurs bienfaits et leurs effets secondaires.

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Les biothérapies ont dix ans. Ces traitements ciblés, différents des médicaments classiques, sont utilisés dans la prise en charge d’affections liées à un dérèglement du système immunitaire. A savoir, des maladies rhumatologiques comme la polyarthrite rhumatoïde (PR) ou la spondylarthrite ankylosante (SA), digestives comme la maladie de Crohn ou cutanées comme le psoriasis, et même certains cancers. "En rhumatologie, les plus connus sont les anticorps monoclonaux, comme les anti-TNF-alpha utilisés contre la sclérose en plaques", explique le Pr René-Marc Flipo, chef du service de rhumatologie à l’hôpital universitaire régional de Lille.

Les biothérapies ont permis à certains malades de reprendre espoir, en particulier quand elles sont initiées le plus tôt possible. Dans la prise en charge de la polyarthrite et de la spondylarthrite, par exemple, "nous sommes passés des traitements conventionnels, qui ralentissaient la progression de la maladie, aux biothérapies qui arrêtent le processus inflammatoire" et donc la destruction articulaire, précise le Pr Flipo.

"Si efficaces soient-elles, ces molécules ne sont pas destinées à tous les patients souffrant de polyarthrite ou de spondylarthrite", nuance le Pr Flipo. "Dans un certain nombre de cas, le traitement de première intention – le méthotrexate – sera suffisant, sans compter que tous les malades ne réagissent pas à ces molécules de la même façon. Dans 10% des cas, nous n’observons même aucune amélioration." De nouveaux traitements sont d’ailleurs à l’étude, pour essayer de satisfaire les besoins de ces malades en échec thérapeutique.

Les médecins prennent aussi en considération les problèmes de tolérance à ces produits, marqués notamment par un risque infectieux. Cela dit, "plus les années passent, plus le recul est important. La situation est rassurante au niveau de produits désormais bien connus comme les anti-TNF alpha", indique le Pr Flipo. "Dans tous les cas, les risques sont discutés au cas par cas avec le malade. D’ailleurs, ces traitements nous ont rapprochés car la prise de décision est vraiment discutée en commun et personnalisée."

Source : interview du Pr René-Marc Flipo, 18 novembre 2011 – Société française de rhumatologie et Association française des polyarthritiques et des rhumatismes inflammatoires chroniques, sites consultés le 18 novembre 2011
(Destination santé ©)

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