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Actualités santé

Adolescence et alcoolisme : les parents inquiets pour les enfants… des autres

[ Publié le 13 décembre 2011 ]

Une étude commandée par l’association des parents d’élèves de l’enseignement libre (Apel) montre que la consommation d’alcool des jeunes est une source d’inquiétude pour plus de huit parents sur dix. Paradoxalement, 85% ont tendance à minimiser la consommation de leurs propres enfants.

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Quand les ados boivent, leurs parents n’y voient pas toujours très clair ! Une étude commandée par l’association des parents d’élèves de l’enseignement libre (Apel) et menée auprès de 557 parents d’enfants scolarisés en France montre une vive inquiétude générale sur la consommation d’alcool des adolescents.

Quel que soit le milieu social interrogé, 83% des parents estiment que la situation se dégrade. Une appréhension qui se porte davantage sur les filles : 74% des parents estiment qu’elles boivent plus qu’avant contre 59% pour la consommation des garçons. Par ailleurs, 40% déclarent s’alarmer du "binge drinking", une pratique qui consiste à s’enivrer le plus rapidement possible et de façon délibérée.

Le discours change quand il s'agit d'évoquer la consommation d'alcool de ses propres enfants. Seuls 14 % des parents ayant un enfant – ou des enfants – de 12 ans ou plus estiment que leur consommation a augmenté par rapport à la leur, contre 58 % qui pensent qu'elle a stagné et 27% qui la voient même à la baisse ! Au total, 85% des parents semblent se voiler la face sur la consommation d’alcool de leur progéniture.

Une prise de conscience incomplète
Selon les médecins, à 15 ans, un adolescent sur deux a déjà été ivre et 9% avouent une consommation régulière. Les comas éthyliques des jeunes sont aussi de plus en plus fréquents. Mais pour les parents, "l’enfer, c’est les autres" : lorsqu’il s’agit d’estimer la consommation d’alcool de leur enfant, ils projettent leurs inquiétudes sur ses ami(e)s. Par ailleurs, 67% affirment qu’ils sauraient comment réagir s’ils étaient confrontés à un enfant – y compris le leur – ayant forcé sur la bouteille. Plus de 50% déclarent qu’ils sauraient à qui s’adresser, le cas échéant, pour obtenir de l'aide ou un soutien.

Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer ce paradoxe qui rend la prise de conscience imparfaite sur l’addiction des jeunes aux boissons alcoolisées. Ainsi, 56% des parents estiment qu’en France, l'état d'esprit général favorise la consommation d'alcool, représentant une certaine "cool attitude", et banalisent l’ivresse. Près de 65% ne s’interrogent pas sur leur rôle en matière de contrôle des sorties ou des fréquentations de leurs enfants. Au terme de ce sondage, il n’y a finalement qu’une question qui n’ait pas trouvé réponse : si une majorité de parents font confiance à leurs enfants et estiment qu’ils n’abusent pas de l’alcool, qui sont donc ces jeunes qui boivent de plus en plus et représentent une part croissante de la mortalité routière ?

Source : sondage OpinionWay réalisé du 19 au 21 octobre 2011 puis du 27 au 28 octobre 2011, auprès de 557 parents représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus.
(Destination santé ©)

Mot-clef : Addiction alcool

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