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VIH-sida : encore des idées reçues sur les modes de transmission

[ Publié le 29 novembre 2011 ]

La 6e édition d’une vaste enquête sur les connaissances, attitudes, croyances et comportements relatifs au VIH-sida met en évidence une bonne connaissance générale de cette maladie en Ile-de-France, région la plus touchée. Toutefois, de nombreuses idées reçues persistent quant à ses modes de transmission.

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"Le VIH-sida est une maladie de moins en moins visible dans la population générale." C’est l’un des enseignements tirés de la 6e enquête KAPB (Knowledge, Attitudes, Beliefs and Practices – connaissances, attitudes, croyances et comportements), réalisée en Ile-de-France sous l’égide de l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS).

En soi, cette information apparaît plutôt positive. Elle montre qu’en trente ans d’épidémie, le VIH-sida a changé de visage, en particulier chez les jeunes adultes. "Ils sont de moins en moins nombreux à connaître un proche séropositif", précise l’ANRS. Toutefois, "cette proximité à la maladie plus faible que chez leurs aînés entraîne une moindre visibilité ou un moindre intérêt pour le VIH-sida".

Toujours du flou sur les modes de transmission
Résultat : les modes de transmission de cette maladie sont flous pour de nombreux Franciliens, en particulier parmi les plus jeunes, et nombre d’idées reçues circulent encore. Ainsi, si 99% des Franciliens savent que des rapports sexuels non protégés exposent au VIH, 21% croient qu’il peut aussi être transmis par des piqûres de moustiques, et 13% dans les toilettes publiques. Des chiffres similaires à ceux de l’édition de 2004. En réalité, le VIH ne se transmet que par contact direct, avec échange de sang, sperme, sécrétions vaginales.

Les résultats obtenus en 2010 traduisent notamment une baisse du niveau de connaissance des 18-30 ans au sujet du VIH-sida. "Ce sont eux qui maîtrisent le moins bien les mécanismes de transmission", selon l’enquête KAPB. Le VIH ne semble "plus demeurer l’enjeu principal des comportements de prévention". Il apparaît donc "nécessaire de mieux comprendre les mécanismes préventifs mis en place par les jeunes, afin de leur offrir une information sur la contraception et la prévention qui tienne compte de leurs représentations et de leur mode de vie", concluent les auteurs de cette étude.

Stabilité du nombre de nouveaux porteurs du VIH
Le nombre de nouveaux cas de contamination au VIH est stable en France, selon une étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). "Après avoir diminué significativement entre 2004 et 2007, le nombre de découvertes de séropositivité s'est stabilisé depuis", précisent les auteurs, qui l’estiment à 6.265 cas en 2010 contre 6.341 en 2009.

Selon le BEH, l’Ile-de-France concentre 44% de ces nouveaux cas. Dans cette région aussi, le nombre annuel de personnes qui découvrent leur séropositivité est stable depuis 2007, mais il demeure quatre fois plus élevé que la moyenne nationale, "ce qui en fait l’une des régions les plus touchées de France" en comptant les Dom-Tom, précise l’ANRS.

Source : ANRS, 28 novembre 2011 – BEH, 29 novembre 2011
(Destination santé ©)

Mot-clef : VIH Sida

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