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Reconstruction mammaire : réparer son corps après un cancer du sein

[ Publié le 17 novembre 2011 ]

Une femme sur trois a dû subir une ablation partielle ou totale d’un sein après un cancer. La reconstruction mammaire les aide à retrouver leur apparence d’avant la maladie. Le point sur cette intervention avec la Dre Magali Dejode, chirurgien oncologue à l’Institut de cancérologie de l’Ouest, à Nantes.

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"Environ 30% des patientes atteintes d’un cancer du sein subissent une mastectomie", indique la Dre Magali Dejode, chirurgien oncologue à l’Institut de cancérologie de l’Ouest, à Nantes. Cette ablation partielle ou complète d’un sein est vécue par les malades non seulement comme "une mutilation portant atteinte à la féminité", mais aussi comme un rappel permanent de leur cancer et du traitement qu’il a fallu endurer.

Dans ce cadre, la perspective de pouvoir bénéficier d’une reconstruction mammaire est porteuse d’espoir. "Nous l’évoquons dès la consultation d’annonce de la maladie, mais nous laissons entièrement le choix à chaque malade. En effet, certaines préfèrent ne pas subir de nouvelle intervention chirurgicale", explique la Dre Dejode.

Il s’agit d’un acte chirurgical lourd, qui nécessite souvent trois opérations successives. Pour en bénéficier, "il faut toutefois attendre six à huit mois après la fin des autres traitements, notamment de radiothérapie", précise la Dre Dejode. Le temps de bien cicatriser. "La peau a aussi besoin de retrouver une certaine qualité, de regagner son élasticité."

En revanche, aucun délai maximum n’est opposé aux femmes qui souhaitent faire mener cette intervention des années après avoir guéri de leur cancer. "Certaines patientes se font même opérer dix ou quinze ans après leur mastectomie", souligne-t-elle.

Plusieurs options de reconstruction
Le chirurgien a le choix entre deux pratiques : la reconstruction par insertion d’un implant prothétique, placé sous le muscle pectoral, ou par lambeaux de tissus prélevés sur la patiente. Une troisième technique émerge : l’utilisation de tissus graisseux prélevés sur la patiente et placés sous une coque, "appliquée sur la zone correspondant à l’emplacement du sein", détaille la Dre Dejode ? Toutefois, "cette technique n’est pas encore au point, même si elle paraît prometteuse".

Source : interview Dre Magali Dejode, septembre 2011
(Destination santé ©)

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