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Maladies respiratoires : la BPCO frappe plus durement les femmes

[ Publié le 17 novembre 2011 ]

La 10e édition de la Journée mondiale contre la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) s’est tenue le 16 novembre. Cette maladie respiratoire évolutive et irréversible est encore sous-estimée et sous-diagnostiquée dans notre pays, en particulier chez les femmes. Les explications de la Pre Isabelle Tillie-Leblond, pneumologue à la clinique des maladies respiratoires de l’hôpital régional universitaire de Lille.

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"L’air de rien, Laetitia est déjà à bout de souffle", titre une affiche apposée dans les cabinets médicaux à l’occasion de la 10e édition de la journée mondiale contre la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), le 16 novembre. "Si, comme elle, vous fumez, toussez, crachez, êtes souvent essoufflée, avec des bronchites à répétition, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien."

Ce n'est pas un hasard si c'est une femme qui, sur l'affiche, souffre de cette maladie. En France, 3,5 millions de personnes souffrent d’une BPCO, dont près de 40% de femmes, un taux en forte augmentation.Or, pour des raisons à la fois anatomiques et physiologiques, "nous nous sommes rendu compte qu’il existait de fortes variations dans les maladies respiratoires entre les femmes et les hommes et c’est le cas, notamment, pour la BPCO", souligne la Pre Isabelle Tillie-Leblond, pneumologue à la clinique des maladies respiratoires de l’hôpital régional universitaire de Lille.Avec ses consoeurs de la Société française de pneumologie, elle a créé un groupe de travail intitulé "Femme et poumon".

Dépister la BPCO à temps pour freiner son évolution
Dans 90% des cas, le principal responsable de la BPCO est le tabagisme. Chez les femmes, "il est en augmentation constante et c’est un facteur majeur de maladies respiratoires", souligne la Pre Tillie-Leblond. Le tabac est aussi plus néfaste chez les femmes que chez les hommes. "Elles sont beaucoup plus sensibles à son effet : à degré de tabagisme égal, les femmes sont plus malades, elles ont un souffle et une fonction respiratoire plus dégradés que les hommes. Par conséquent, les fumeuses verront leur qualité de vie se détériorer plus rapidement."

La capacité respiratoire perdue ne se récupère pas. Toutefois, dépister précocement une BPCO et mettre en place rapidement un traitement adapté, associé au sevrage tabagique, permet d’arrêter son évolution. Pourtant, cette maladie reste sous-diagnostiquée : deux tiers des malades ignorent qu’ils en sont atteints. Les femmes, en particulier, découvrent souvent ce mal trop tard. "L’image d’une femme souffrant de BPCO est très peu répandue : le plus souvent, son médecin va d’abord penser à un asthme", indique la Pre Tillie-Leblond. Elle recommande donc aux fumeuses de faire régulièrement mesurer leur souffle pour être dépistées à temps.

Source : interview Pre Isabelle Tillie-Leblond, 10 novembre 2011
(Destination santé ©)

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