Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > Le somnambulisme, un trouble impressionnant mais sans gravité

Actualités santé

Le somnambulisme, un trouble impressionnant mais sans gravité

[ Publié le 8 novembre 2011 ]

Le somnambulisme est un trouble du sommeil lent profond. Il touche plus volontiers les garçons, débute autour de l’âge de 4 ans et disparaît généralement à la puberté. Conseils pour reconnaître ce symptôme et le prendre en charge.

garcon-sommeil-somnambule_priorite_sante_mutualiste

Votre enfant déambule dans la maison pendant la nuit, les yeux grands ouverts, tout en étant profondément endormi ? Il souffre probablement de somnambulisme. La difficulté consiste à s’en apercevoir, car la "promenade" peut durer moins de dix minutes et rester discrète si l’enfant ne quitte pas sa chambre. De plus, il ne garde aucun souvenir de ce qu’il a fait, pas même de s'être levé pendant la nuit.

Ce trouble du sommeil est relativement fréquent. Entre 1% et 6% des enfants de 6 à 12 ans sont somnambules et font des crises plusieurs fois par mois. Des antécédents familiaux sont trouvés dans 60% à 80% des cas. Le stress peut aussi être un facteur déclenchant.

En général, un somnambule se lève au bout d’une à trois heures de sommeil. Ses yeux sont ouverts mais il ne marche pas les mains devant lui. Son visage est inexpressif. Parfois, il peut marmonner, et sa démarche est lente. Les déambulations peuvent durer entre quelques minutes et une demi-heure, dans sa chambre ou dans toute la maison.

Sécuriser l’environnement
S’il sort de sa chambre, le somnambule est généralement docile et se laissera reconduire facilement dans son lit. Il est aussi capable de réaliser des actes élaborés, comme peler un fruit ou se servir à boire, mais ses gestes sont maladroits et il risque de se blesser. D’où l’importance, si votre enfant est concerné, et surtout s’il sort souvent de sa chambre lors de ses crises, de sécuriser vos portes et fenêtres par des verrous avant de vous coucher.

Il arrive qu’un somnambule se mette souvent en danger : c’est un signe de "somnambulisme à risque". De même, si les accès sont très fréquents, que leur durée dépasse les dix minutes ou que vous souffrez toujours de somnambulisme après l’adolescence, un traitement sera envisagé. Dans le somnambulisme simple, en revanche, ces modalités sont inutiles. L’essentiel est de rassurer l’enfant. Dans un second temps, si nécessaire, vous pourrez lui faire suivre une psychothérapie pour limiter le risque de perturbations.

Une dernière précision : le mythe du somnambule à ne surtout pas réveiller est erroné. Il est toutefois déconseillé de le faire, car votre enfant risque d’être perturbé par un réveil brutal et pourrait se montrer agressif. Cela dit, mieux vaut réveiller un somnambule, en douceur, que le laisser courir un éventuel danger.

Source : www.sommeil.univ-lyon1.fr et www.sommeil-vigilance.fr, consultés le 8 novembre 2011
(Destination santé ©)

Mot-clef : Trouble sommeil

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

S'INFORMER

Blog expert

Hygge : dire et vivre le bonheur à la danoise ?

par Christine Ramonnet  ,  Stéphanie Renaudin

famille-bonheur-danoise

CHOISIR

logo_3935_ColDroite



Besoin de parler à quelqu'un ?

Angoisse, mal-être, déprime : parlez-en avec un bénévole formé par des psychologues.

 

En savoir plus