Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > La bronchiolite du nourrisson, une maladie bénigne mais à surveiller

Actualités santé

La bronchiolite du nourrisson, une maladie bénigne mais à surveiller

[ Publié le 29 novembre 2011 ]

Une épidémie de bronchiolite sévit actuellement en France. Cette infection virale touche les petites bronches du jeune enfant. Généralement bénigne, elle est facilement diagnostiquée et traitée par le pédiatre ou le médecin traitant. Toutefois, elle peut parfois entraîner des surinfections ou des complications. Tour d’horizon.

bronchiolite-enfant-bebe_priorite_sante_mutualiste

La bronchiolite est de retour en France ! Cette infection virale respiratoire atteint les petites bronches des enfants entre zéro et deux ans. Elle se manifeste par de la fièvre, une toux sèche et, parfois, une gêne respiratoire. Selon l’Institut de veille sanitaire (InVS), le nombre de visites aux urgences pour cette maladie, parmi les enfants de moins de deux ans, est en forte progression depuis la mi-octobre. "La saison épidémique varie d’une année sur l’autre", explique le Pr Alain Chantepie, vice-président de la Société française de pédiatrie (SFP). "Souvent, les virus de la bronchiolite et d’autres maladies respiratoires se font concurrence."

En France, "la bronchiolite touche chaque hiver près de 30% des nourrissons, soit environ 460.000 cas par an", précise la SFP. "Seuls 2% des enfants de moins d’un an seraient hospitalisés pour une bronchiolite plus sévère." Le sud du pays est touché dans des proportions "similaires aux saisons précédentes", relève l’InVS, mais en Ile-de-France et dans le nord du pays, "l’épidémie actuelle semble plus précoce", avec un décalage d’environ quatre semaines par rapport aux deux dernières années.

En Île-de-France, le nombre de passages aux urgences pour bronchiolite a augmenté de 45% entre le 17 et le 23 octobre. Il est toutefois "généralement inutile de se précipiter aux urgences", avertit le Réseau bronchiolite Ile-de-France sur son site Internet. "Le médecin de ville est tout à fait à même de faire le diagnostic, d’appliquer le traitement adéquat et de solliciter l’avis des urgences hospitalières si cela s’avère nécessaire." De plus, "attendre plusieurs heures aux urgences, dans des salles bondées, est le meilleur moyen d’être contaminé par d’autres virus", comme ceux de la grippe ou de la gastro-entérite.

Une infection virale respiratoire bénigne
Le risque d’éventuelles complications "dépend essentiellement de l’âge de l’enfant : à moins de trois mois, une hospitalisation est souvent nécessaire", précise le Pr Chantepie. Le poids de naissance, le tabagisme maternel, l’exposition aux virus possiblement véhiculés par la fratrie, sont également des critères à prendre en compte. Par ailleurs, "les garçons sont plus souvent touchés par les affections respiratoires que les filles", note le Pr Chantepie. L’InVS confirme : "Cette maladie a touché en majorité des garçons (63%) et 43% des petits malades avaient moins de six mois." Les raisons de cette surreprésentation sont méconnues.

Le traitement "repose principalement sur le mouchage, une bonne hydratation pour fluidifier les sécrétions, et sur la kinésithérapie respiratoire qui permet à l’enfant de les évacuer", indique la SFP. Les antibiotiques ne sont indiqués qu’en cas de surinfection bactérienne. Dans l’immense majorité des cas, la bronchiolite guérit spontanément en quelques jours, avec la disparition de tous les signes sauf la toux, qui peut persister plus longtemps. Toutefois, "l’état respiratoire des enfants doit être surveillé : toute aggravation nécessite une consultation, voire une hospitalisation", spécifie la SFP.

Pour prévenir cette maladie, il est recommandé de se laver les mains avant de s’occuper d’un bébé et de nettoyer régulièrement les objets avec lesquels il est en contact, comme les tétines, les jouets et les doudous. Limitez également les contacts avec les proches malades : un rhume chez l’adulte ou l’enfant plus âgé peut provoquer une bronchiolite chez le nourrisson.

Source : interview du Pr Alain Chantepie, 4 novembre 2011 – InVS, 3 novembre 2011 – Société française de pédiatrie et Réseau bronchiolite Ile-de-France, sites consultés le 4 novembre 2011
(Alexandra Capuano)

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

S'INFORMER