Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > Cancer du sein : les appareils à mammographie numériques se généralisent

Actualités santé

Cancer du sein : les appareils à mammographie numériques se généralisent

[ Publié le 25 novembre 2011 ]

Depuis 2008, les mammographes utilisés pour la détection des tumeurs du sein passent progressivement de l’analogique au numérique. Toutefois, les nouveaux appareils ne délivrent pas tous des performances équivalentes. La Société française de sénologie et de pathologie mammaire y a consacré une partie de ses 33e Journées, début novembre à Marseille.

sein-cancer-depistage_priorite_sante_mutualistejpg

Le tout-numérique investit dans les techniques d’imagerie médicale, et notamment les appareils de mammographie. Depuis 2008, les mammographes utilisés dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein passent progressivement de l’analogique au numérique. Résultat : la proportion d’examens réalisés avec cette technique est passée de 29% en 2008 à 80% en 2011.

Est-ce vraiment un progrès ? Cette question a été débattue lors des 33e Journées de la Société française de sénologie et de pathologie mammaire, du 8 au 11 novembre à Marseille. "L’important est de ne pas dire que c’est mieux, par définition, parce que c’est nouveau", assène la Dre Brigitte Séradour, radiologue et co-organisatrice de ce congrès. Globalement, le numérique apporte un taux de détection des tumeurs plus élevé et "un taux plus faible d’image difficile à interpréter". Toutefois, ce constat cache plusieurs réalités, car le parc des mammographes français est en pleine évolution.

Une qualité de résultats disparate
Grâce aux informations recueillies dans le cadre du programme de dépistage organisé du cancer du sein en France, les experts sont en mesure de comparer les performances des différents outils d’imagerie médicale utilisés pour les mammographies. "Nous disposons encore d’un recul limité", précise la Dre Corinne Allioux, de l’Association des coordonnateurs du programme de dépistage (Acorde), à Nantes.

Acorde a mené une étude comparative sur 1,4 million d’examens. "Nous avons constaté que, contrairement aux machines analogiques qui présentent une qualité de résultats relativement homogène, les appareils numériques ne sont pas tous équivalents", souligne la Dre Allioux. Certains types de mammographes – les "plein-champ", qui représentent 25% des appareils numériques en France – offrent des taux de détection équivalents, voire supérieurs, à ceux des techniques analogiques. Les autres mammographes, ceux à "plaques de phosphore" et qui constituent 75% du parc numérique français, offrent de moins bons résultats.

Des contrôles renforcés depuis 2010
Pour assurer la qualité et le bon fonctionnement des mammographes numériques, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a mis au point, en 2010, un protocole plus sévère. "L’objectif est d’élever le niveau de la qualité des outils de dépistage pour qu’il soit au moins équivalent au niveau européen", indique la Dre Séradour. "C’est essentiel, car si la qualité des appareils n’est pas au rendez-vous, le dépistage ne peut promettre de bons résultats et le risque de faux positifs est augmenté."

Un faux positif, c’est un résultat indiquant la présence d’une tumeur alors qu’en réalité, le sein ne présente aucune anomalie pathologique. Un inconvénient non négligeable et inutilement traumatisant. C’est pourquoi, dans tous les cas, "le progrès des technologies n’est pas l’unique critère d’amélioration du dépistage du cancer du sein", conclut la Dre Séradour.

Source : 33e Journées de la Société française de sénologie et de pathologie mammaire, 8-11 novembre 2011
(Destination santé ©)

Mot-clef : Cancer sein

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

S'INFORMER

ECHANGER