Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > Un pas vers un vaccin plus sûr contre la maladie d'Alzheimer ?

Actualités santé

Un pas vers un vaccin plus sûr contre la maladie d'Alzheimer ?

[ Publié le 12 octobre 2011 ]

La maladie d’Alzheimer attend toujours son vaccin. Partout dans le monde, des équipes sont mobilisées autour de cet objectif. Les premiers résultats sont décevants, notamment en raison d’effets indésirables graves observés sur certains patients. Toutefois, une équipe française aurait enregistré des progrès significatifs sur la sûreté d'un candidat vaccin.

vaccin-alzheimer_priorite_sante_mutualiste

L’élaboration d’un vaccin contre la maladie d’Alzheimer mobilise toujours des dizaines d’équipes de recherche dans le monde. Toujours incurable, cette pathologie entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions neurologiques, notamment la mémoire. Elle est liée à l’accumulation dans le cerveau d’une protéine particulière, le peptide amyloïde β (Aβ). La France compte environ 800.000 malades, en particulier parmi les personnes de plus de 85 ans.

Beaucoup d’équipes cherchent à développer une technique consistant à vacciner les personnes à risque avec ce peptide, afin que leur organisme le reconnaisse s’il venait à envahir leur cerveau et se défende contre lui. Pourtant, les études menées jusqu’à présent ont mis en évidence des réactions neurologiques graves chez 6% des personnes vaccinées.

Une nouvelle étape a peut-être été franchie en France. Une équipe mixte de recherche de Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) dans les murs de l’université Pierre et Marie Curie (UPMC), dirigée par le Pr Pierre Aucouturier, travaille sur l’identification des facteurs qui influencent les réponses de l’organisme au peptide Aβ.

Ces chercheurs ont travaillé sur la souris. Ils ont mis en évidence "des facteurs génétiques contrôlant certaines cellules immunitaires, qui pourraient influencer la réponse à la vaccination", expliquent-ils. "Ces résultats pourraient permettre de prévenir des réactions inflammatoires au niveau neurologique, obstacle majeur à l’utilisation du vaccin chez l’homme." A condition d’être, effectivement, transposables aux humains.

"Les études les plus avancées sont actuellement menées dans le domaine de l’immunothérapie", commente le Pr Philippe Amouyel, directeur général de l’Institut Pasteur de Lille. "Nous attendons avec impatience les résultats de six ou sept essais actuellement en cours. Mais ils ne devraient pas intervenir d’ici fin 2012, début 2013."

Cette étude pourrait toutefois accélérer le processus car les résultats observés sont encourageants. Même s’ils n’apportent pas de solution contre les effets secondaires du vaccin, ils ouvrent la voie à de nouvelles pistes de recherche contre la maladie d’Alzheimer.

Source : Inserm/UPMC, 10 octobre 2011 – interview du Pr Philippe Amouyel, 20 septembre 2011
(Destination santé ©)

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

S'INFORMER

CHOISIR

logo_3935_ColDroite



Alzheimer, Parkinson. Comment choisir un hébergement médicalisé, temporaire ou permanent ?

 

En savoir plus