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Actualités santé

Un outil pour évaluer le degré d'addiction à l'activité physique

[ Publié le 13 octobre 2011 ]

Le fait d’être "accro" à l’activité physique fait partie des addictions comportementales qui touchent de plus en plus de personnes, en France et ailleurs. Une équipe franco-canadienne vient de mettre au point un outil permettant de déterminer précisément le degré de dépendance au sport et ses causes.

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A quel point une personne est-elle "accro" au sport ? Cette question peut désormais trouver une réponse précise grâce à un outil mis au point par une équipe franco-canadienne. Auparavant, elle ne se posait guère, l'addiction au sport étant considéré comme une bonne chose... jusqu'à un certain point.

Cette dépendance se caractérise par une pratique extrême, tant dans la fréquence que dans la durée. Elle est associée à une envie irrépressible de poursuivre malgré les blessures, la fatigue et les obligations professionnelles ou familiales.

Laurence Kern, chercheuse du département de kinésiologie de l'université de Montréal, en collaboration avec le Centre de recherche sur le sport et le mouvement de l'Université de Nanterre, à Paris, ont élaboré un questionnaire dont l’intérêt "réside dans la prise en compte des facteurs – préoccupation de santé personnelle, désir de perdre ou contrôler son poids par exemple – qui motivent les personnes à pratiquer un exercice physique, en les associant à une approche biomédicale traditionnelle", explique-t-elle.

Les chercheurs ont recruté 160 participants bénévoles : 96 hommes et 64 femmes. Ces sportifs ont rempli des questionnaires précis sur leur(s) activité(s). "Nos critères d’évaluation sont basés sur ceux utilisés pour identifier une dépendance à une substance" comme le tabac ou l'alcool, expliquent les auteurs. Il ne s’agit donc pas d’une simple traduction des échelles d’évaluation anglophones – notamment l’Exercise Dependance Scale – qui existent depuis 1997.

Les résultats observés par cette équipe donnent à penser que, dans certains cas, "la pratique de l’exercice physique pourrait être une solution ou une réponse à un autre problème, comme par exemple des troubles du comportement alimentaire, ce qui implique des approches différentes dans la prise en charge thérapeutique", rapporte Laurence Kern. "C’est pour ces raisons qu’il nous est apparu important de proposer aux chercheurs et aux cliniciens un outil validé, en français, permettant de dépister les raisons d’une pratique sportive problématique."

En France, ce phénomène d’addiction dite "sans support" – contrairement à celles qui ont pour objet le tabac, l’alcool ou les drogues – se développe, comme l’addiction aux jeux de hasard, aux écrans ou encore au sexe. C’est pourquoi le Centre de référence sur le jeu excessif (CRJE) de Nantes, qui ne s’occupait à l’origine que de cette dépendance-là, intègre progressivement l’ensemble des addictions comportementales.

Source : université de Montréal, 12 octobre 2011 – European Review of Applied Psychology, doi:10.1016/j.erap.2011.08.001, 12 octobre 2011-10-13
(Destination santé ©)

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