Mon compte

Pas encore de compte ?  Créer un compte

Accueil > Actualités santé > Médicaments sur ordonnance : la Commission européenne veut informer davantage les usagers

Actualités santé

Médicaments sur ordonnance : la Commission européenne veut informer davantage les usagers

[ Publié le 17 octobre 2011 ]

La Commission européenne envisage de modifier les modalités de l’information délivrée au public sur les médicaments soumis à prescription médicale. Il ne s’agit pas de revenir sur l’interdiction de la publicité de ces produits, déclare-t-elle. Pourtant, le Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc) s’inquiète d’un risque de dérive.

medicaments-publicite_priorite_sante_mutualiste

Information plus accessible ou publicité déguisée ? La Commission européenne souhaite clarifier l’information que l'industrie pharmaceutique peut mettre à la disposition du public en ce qui concerne les médicaments délivrés sur prescription médicale.

"Dans ces nouvelles propositions, le texte original de 2008 est modifié pour répondre aux demandes du Parlement européen", explique la Commission. John Dalli, commissaire chargé de la Santé, assure que la publicité de ces médicaments sera toujours interdite. Il a expliqué qu’il voulait donner "la priorité aux droits, aux intérêts et à la sécurité des patients".

La Commission maintient ainsi l’interdiction de la publicité actuellement applicable aux médicaments délivrés sur ordonnance. Cependant, elle prévoit de modifier ses textes sur quelques points, afin de diffuser certaines données sur ces produits. Ainsi, seuls certains types d’information pourraient être retenus pour être publiés vers le grand public, comme celles qui figurent déjà sur l’étiquette ou la notice, et celles qui concernent le prix, les essais cliniques ou les précautions d’emploi.

De plus, "la diffusion d’informations concernant les médicaments délivrés sur ordonnance ne sera autorisée que via un nombre limité de moyens de communication : des sites web officiellement enregistrés ou des documents imprimés mis à la disposition sur demande spécifique de particuliers", précise la Commission. "La publication de ces informations dans la presse généraliste ne sera pas autorisée."

La Commission affirme enfin que les informations fournies devront être "objectives, factuellement correctes et compréhensibles", afin de ne pas induire les consommateurs en erreur. A cet effet, "elles devront être approuvées et vérifiées par les autorités compétentes avant d'être mises à la disposition du public. Toute information n’ayant pas été au préalable approuvée devra être vérifiée par les autorités compétentes".

Ces aménagements inquiètent le Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc). Il note par exemple que c'est à l’Agence européenne du médicament (EMA) d'approuver les documents qui lui sont soumis par les laboratoires. Or, si elle ne donne pas de réponse dans un délai de soixante jours, l'information sera considérée comme approuvée. "Que se passera-t-il si l’EMA reçoit une énorme quantités de documents à évaluer ?", questionne l'organisme.

John Dalli se veut rassurant : "Nos propositions obligent l’industrie à fournir aux patients certaines informations capitales", souligne-t-il dans un communiqué. D'ailleurs, pour le moment, rien n’est décidé. Les propositions de la Commission seront prochainement débattues au Parlement européen et au Conseil européen des ministres.

Source : Beuc, 11 octobre 2011 - Commission européenne, 12 octobre 2011
(Destination santé ©)

Mot-clef : Médicament

Avec votre code Mutuelle, accédez en plus aux blogs santé réservés

CHOISIR

logo_3935_ColDroite



Mal au ventre ? Gorge qui picote ? Nez qui coule ?

Comment se soigner en toute sécurité ?

En savoir plus