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Mal des transports : comment retrouver la sérénité dans vos déplacements

[ Publié le 5 octobre 2011 ]

Que faire quand vous-même ou votre enfant souffrez de mal des transports ? Dans un ouvrage coédité par la Mutualité Française, Christine Laouénan, journaliste santé, livre quelques conseils pratiques. Tour d’horizon.

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"Maman j'ai mal au coeur, j'ai envie de vomir !" En voiture, en bateau, en train ou en avion, cette phrase est souvent le signe annonciateur du mal des transports, avant les vomissements. Le mal des transports n'a rien à voir avec un "mal au cœur", même si l’estomac est chahuté. En réalité, il résulte d'un conflit sensoriel entre les perceptions visuelles et l'oreille interne, centre de l’équilibre. S'il touche le plus souvent les enfants de 3 à 12 ans, les adultes n’en sont pas forcément exempts, notamment lorsqu'ils lisent en voiture.

Le mal des transports est bénin mais désagréable. Pour plus de sérénité dans vos déplacements, veillez à ce que tout le monde soit bien reposé avant le départ. En effet, les nuits courtes et la fatigue qui en résulte favorisent les nausées. De même, votre enfant ne doit pas voyager le ventre vide : contrairement à une croyance encore répandue, ne rien avoir dans l’estomac ne signifie pas qu’il n’aura "rien à rendre". Au contraire, il risque d’avoir encore plus mal au ventre s’il ne vomit que de la bile. Evitez le lait, qui peut s'avérer indigeste, et privilégiez les sucres lents : du pain plutôt que des viennoiseries, du riz, des pâtes.

Si votre enfant anticipe son mal des transports, s'il y pense trop, son appréhension peut aggraver son trouble. Détendez-le, occupez-le avec des jeux qui attirent son champ visuel vers l'extérieur. N'hésitez pas, par exemple, à jouer à compter le nombre de voitures d’une certaine couleur que vous allez croiser, ou à identifier des nuages aux formes amusantes. Evitez de le laisser lire ou jouer  avec une console durant le trajet, car la perte – ou la distorsion – des repères spatiaux perturbe l’oreille interne et favorise donc l'apparition des nausées. Assurez-vous aussi que votre enfant ne bouge pas trop : calez-le bien dans son siège, afin de réduire au maximum les mouvements qui sont à l'origine du malaise.

De l'air contre les nausées
En voiture, la place n’est pas un item très important, d’autant qu’on n’a pas le choix quand l’enfant a moins de dix ans : à l’arrière, attaché, parfois maintenu dans un siège adapté. Pour d’autres moyens de transport, la question de la "bonne place" – en termes de prévention du mal des transports – se pose davantage. En bateau, si vous ne pouvez pas laisser votre enfant dehors, choisissez un emplacement au centre du navire et à un niveau proche de la ligne de flottaison. En avion, réservez si possible un siège situé au-dessus d'une aile ou le plus en avant possible de la cabine. En train, laissez-lui la place côté fenêtre, dans le sens de la marche.

Pensez aussi aux bols d’air : en bateau, organisez des sorties sur le pont. En train ou en avion, gérez bien les aérateurs. Même en voiture, gardez sa fenêtre entrouverte, évitez de fumer et arrêtez-vous dix minutes toutes les deux heures, le temps de respirer. Cette pause sera bénéfique à toute la famille...

Enfin, prévoyez un sac étanche au cas où ces précautions ne suffisent pas... Si les troubles persistent, n'hésitez pas à demander conseil à votre médecin traitant ou à votre pharmacien. Ils pourront vous conseiller si des médicaments anti-nauséeux sont nécessaires. Attention au risque de somnolence que certains d’entre eux peuvent entraîner.

Source : Christine Laouénan : La santé de mon enfant, Les petits à-coups, éd.Pascal/Mutualité Française, 121 pages
(Destination santé ©)

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