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Actualités santé

La pollution de l'air augmente bien le risque d'accouchement prématuré

[ Publié le 10 octobre 2011 ]

Une équipe américaine a identifié les principaux polluants de l’air responsables d’un risque accru d’accouchement prématuré. Leurs résultats font peser une inquiétude sur la pollution de l’air, non seulement automobile mais aussi industrielle.

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Une équipe américaine de l’université de Californie à Los Angeles a cherché à déterminer quels agents spécifiques pouvaient être responsables de l’augmentation du nombre d’accouchements prématurés. Les chercheurs ont identifié les principaux coupables. Il s’agit des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), autrement dit de la pollution de l’air.

Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs ont recueilli les données correspondant à 100.000 naissances survenues durant 22 mois, entre 2004 et 2005. Tous les accouchements avaient eu lieu dans un rayon géographique de huit kilomètres autour d’une station d’analyse de la qualité de l’air. Les chercheurs ont ensuite comparé ces informations aux données recueillies par ces stations sur la concentration des polluants toxiques dans l’air.

Les résultats sont édifiants. L’exposition aux hydrocarbures aromatiques polycycliques accroîtrait le risque de naissance prématurée de 30%. Juste derrière, le nitrate d’ammonium, une autre substance chimique contenue dans l’air pollué, se révèlerait associée à une augmentation de 21% du risque de prématurité. Quant au benzène et aux particules fines issues du carburant diesel, ils seraient à l’origine d’une augmentation de 10% de ce risque.

Les auteurs ont également observé que les concentrations de ces polluants étaient plus élevées en hiver et plus faibles dans les zones côtières.

"Nous savions que la pollution de l’air était associée à un faible poids de naissance et au risque d’accouchement prématuré", rappelle la Dre Beate Ritz, co-auteure de l’étude. "Nos résultats montrent que les hydrocarbures aromatiques polycycliques doivent être considérés comme un sujet particulier de préoccupation, d’autant que les sources de ces polluants ne sont pas uniquement automobiles."

Source : BioMed Central, 6 octobre 2011
(Destination santé ©)

Mots-clefs : Pollution , Prématurité

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