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Actualités santé

Se former aux premiers secours : un acte civique et utile

[ Publié le 8 septembre 2011 ]

Le 10 septembre marquera la 11e édition de la Journée mondiale des premiers secours (JMPS). L’occasion de former le plus de personnes possible aux gestes qui sauvent. La Croix-Rouge française, notamment, propose des ateliers gratuits, d’une durée d’une demi-heure, pour initier les volontaires dès l’âge de six ans.

croixrouge

Scène ordinaire lors de la Journée mondiale des premiers secours à la Croix-Rouge française. Du haut de ses huit ans, Maxime passe, seul, un message d’alerte pour faire partir les secours auprès d’une "personne allongée par terre qui ne respire pas". Sa mère, 34 ans, s’essaie au massage cardiaque sur un mannequin en suivant attentivement les conseils de la formatrice.

Comme eux, à l’occasion de cette journée annuelle initiée par les sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge, de nombreux Français apprennent les premiers gestes permettant de sauver la vie d’une personne victime d’un arrêt cardiaque. "Notre objectif : initier le grand public à des gestes simples et efficaces pour devenir le premier maillon de la chaîne des secours" quand survient un accident cardiaque, explique Jérôme Deschamps, directeur adjoint en charge de la formation à l’antenne de Paris.

L’association propose ainsi une formation spécifique centrée sur trois ateliers : alerter les secours, faire un massage cardiaque et utiliser un défibrillateur. Dispensée par des formateurs bénévoles, elle est courte – moins de trente minutes –, gratuite et accessible dès l’âge de six ans. "Avec les enfants, qui n’ont pas la force nécessaire pour comprimer un thorax, on se concentre essentiellement sur l’alerte", précise le responsable.

 15% des Français formés aux gestes qui sauvent

"Nous formons des groupes de huit à dix personnes et leur apprenons à identifier une personne en arrêt cardiaque, puis à passer une bonne alerte aux secours, à pratiquer des compressions sur le thorax et à utiliser les défibrillateurs installés dans les lieux publics", détaille Jérôme Deschamps. "C’est une initiation volontairement courte. Les personnes intéressées peuvent aller plus loin dans l’apprentissage : nous proposons toute l’année des formations de dix heures, réparties sur un week-end, au prix de 60 euros."

Actuellement, 15% des Français connaissent les gestes qui sauvent et, chaque année, un million de personnes sont formées à l’utilisation d’un défibrillateur. C’est bien mais encore insuffisant. "Tous les ans, 53.000 personnes sont victimes d’un accident cardiaque et, sans une prise en charge immédiate, plus de 90% en meurent", soit une personne toutes les dix minutes, souligne la Croix-Rouge sur son site. "Si tous les témoins d’un arrêt cardiaque pratiquaient le massage cardiaque et utilisaient les défibrillateurs, près de trois fois plus de personnes pourraient être sauvées. Prenez donc une demi-heure de votre temps pour suivre cette formation : c’est un acte civique et, surtout, utile", insiste Jérôme Deschamps.

Victime d’un accident cardiaque en juillet 2011, Armando, intermittent du spectacle, confirme : "J’étais en plein stage de danse quand je me suis senti mal. Quand j’ai repris conscience, à l’hôpital, le médecin m’a dit que si la personne avec qui je dansais à ce moment-là n’était pas immédiatement intervenue, je ne serais plus là pour en parler !"

 

Alexandra Capuano

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