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Actualités santé

Mise en garde contre un produit abortif dangereux vendu sur Internet

[ Publié le 19 septembre 2011 ]

Les autorités sanitaires mettent les Françaises en garde contre l’utilisation d’un produit dénommé MTP Kit, présenté comme un médicament permettant de mener une interruption volontaire de grossesse (IVG) et vendu sur Internet. Interdit en France, il expose les femmes à de graves risques sanitaires.

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Alerte au MTP Kit ! Les autorités sanitaires françaises mettent en garde les internautes sur ce produit présenté comme abortif et commercialisé par le groupe indien Cipla. "Il s’agit d’un médicament illicite, qui ne dispose d’aucune autorisation de mise sur le marché (AMM), ni d’autorisation d’importation sur le territoire français", avertissent la Direction générale de la santé (DGS) et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Ces instances soulignent, en particulier, que "les modalités d’emploi, notamment le mode d’administration du produit, exposent la femme qui l’utiliserait à un réel danger : échec de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), hémorragie, infection grave". De plus, "les contrôles réalisés par les laboratoires de l’Afssaps ont montré que sa composition est inadaptée".

D’une manière générale, "il n’est pas recommandé de se procurer des médicaments sur Internet", rappellent l’Afssaps et la DGS. "Leur provenance, leur qualité et leur sécurité ne sont pas garanties. Seul le circuit des pharmacies d’officine est régulièrement contrôlé par les autorités sanitaires."

Elles insistent enfin sur l’attention apportée en France "au droit d’accès à l’IVG pour toutes les femmes qui souhaitent y recourir et à la qualité de sa pratique, quel que soit le lieu de sa réalisation : établissement de santé, centre de planification familiale, centre de santé ou cabinet de ville".

L’IVG en France, en pratique
Dans un guide pratique dédié à l’IVG, le ministère de la Santé souligne que la loi "permet à toute femme enceinte qui s’estime placée dans une situation de détresse de demander à un médecin l’interruption de sa grossesse, qu’elle soit majeure ou mineure". Il est possible de garder le secret, même pour une jeune fille de moins de 18 ans vis-à-vis de ses parents, mais elle devra être accompagnée dans sa démarche par une personne majeure.

Les IVG peuvent être pratiquées jusqu’à douze semaines de grossesse, soit quatorze semaines d’aménorrhée (SA). Elles peuvent être faites par voie chirurgicale, exclusivement dans un établissement de santé (hôpital, clinique), ou bien en prenant des médicaments, sous réserve que la grossesse ne soit pas déjà trop avancée, dans un établissement de santé ou au cabinet d’un médecin. Les frais relatifs à l’IVG sont pris en charge par la sécurité sociale. Les complémentaires de santé prennent en charge la part non remboursée.

Source : Afssaps/DGS, 19 septembre 2011 – ministère de la Santé, Interruption volontaire de grossesse : dossier/guide, consulté le 19 septembre 2011
(Destination santé ©)

Mot-clef : Médicament

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