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Actualités santé

Les anti-inflammatoires pendant la grossesse doublent le risque de fausse couche

[ Publié le 13 septembre 2011 ]

La prise d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS), comme l’ibuprofène ou le diclofénac, était déjà déconseillée aux femmes enceintes. Pour la première fois, une étude franco-québécoise montre, chiffres à l’appui, que cette classe de médicaments multiplie par 2,4 le risque de fausse couche dans les vingt premières semaines de grossesse.

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"Notre étude indique de manière constante que le risque d'avortement spontané était associé à l'utilisation du diclofénac, du naproxen, de célécoxib, d'ibuprofène et de rofécoxib, seul ou en combinaison pendant la gestation, ce qui nous porte à conclure qu'il s'agit d'un effet de classe." C’est la conclusion, sans appel, d’une vaste étude menée à Montréal (Québec) avec la collaboration de statisticiens français. Elle apporte la preuve qu’à l’exception de l’aspirine, les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) font plus que doubler le risque de fausse couche spontanée au cours des vingt premières semaines de grossesse.

Les chercheurs de l’université de Montréal et de l’Ecole nationale de la statistique et de l’analyse d’information (Ensai) de Rennes ont analysé les données provenant de 51.755 femmes, durant une période allant de 1997 à 2009. Parmi elles, 4.705 avaient subi une fausse couche avant la 20e semaine de grossesse. Dans ce groupe, 7,5% avaient été exposées à des AINS. Parmi les 47.050 femmes de l’autre groupe, n’ayant donc pas subi de fausse couche, seules 2,6% avaient pris des AINS.

Les résultats indiquent, entre autres, que le risque le plus élevé était associé au diclofénac administré seul et le moins élevé, au rofécoxib administré seul. Toutefois, les doses ne semblent pas influencer le risque : il existe dès lors qu’une femme enceinte prend l’un ou l’autre de ces médicaments. En conclusion, en raison du risque de malformation fœtale qu’ils semblent provoquer, "les AINS doivent être utilisés avec précaution pendant la grossesse", estiment les auteurs.

Par ailleurs, une étude américaine menée récemment auprès de 1.000 femmes avait établi que la prise d’aspirine, en particulier juste après la conception ou sur une longue période, pouvait empêcher la nidation de l’œuf dans l’utérus, entraînant son expulsion. Consultez donc toujours votre médecin traitant ou votre gynécologue avant de prendre un médicament pendant votre grossesse.

Rappelons qu’environ 12 à 15% des grossesses se soldent par une fausse couche, le plus souvent avant même que vous ne découvriez que vous êtes enceinte. Ce rejet de l’embryon est généralement un signe qu’il présentait une malformation grave et n’était donc pas viable. Les autres causes possibles sont dues à des infections locales ou générales chez la mère. Cet événement traumatisant n’est donc, la plupart du temps, qu’un "accident de parcours" qui ne vous empêchera pas de mener à terme les grossesses suivantes.

Source : Canadian Medical Association Journal, 6 septembre 2011 – site du Dr Benchimol, gynécologue-obstétricien, consulté le 13 septembre 2011
(Destination santé ©)

Mots-clefs : Grossesse , Médicament

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