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Actualités santé

Le zinc au service de l'immunité humaine

[ Publié le 20 septembre 2011 ]

Et si le zinc n’était pas seulement toxique ? Une équipe internationale menée par des chercheurs français a pu vérifier l’action bénéfique, à doses modérées, de ce métal contre les infections bactériennes.

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En grandes quantités, le zinc est un métal lourd bien connu pour sa toxicité. Mais à moindre dose, il est utilisé par les cellules immunitaires pour combattre les microbes qui s’attaquent à notre organisme. Ce mécanisme de défense naturelle contre les infections, encore méconnu, a été mis en évidence par une équipe internationale menée par des chercheurs du Centre national de recherche scientifique (CNRS), de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), de l’Institut Pasteur à Paris et de l’université Paul-Sabatier de Toulouse.

Ces chercheurs ont démontré que les cellules immunitaires sont capables de mobiliser des réserves de métaux lourds, en particulier de zinc, pour intoxiquer les microbes. Ils ont réussi à le vérifier avec Mycobacterium tuberculosis (M. tuberculosis), l’agent de la tuberculose chez l’homme qui cause, chaque année, deux millions de morts, et avec Escherichia coli (E. Coli), bactérie responsable, notamment, d’infections intestinales et urinaires.

Dans les cellules immunitaires qui avaient ingéré M. tuberculosis et E. coli, les chercheurs ont constaté une accumulation rapide et persistante de zinc. Ils ont également observé "la production, à la surface des microbes, de nombreuses protéines dont la fonction est de ‘pomper’, c’est-à-dire d’éliminer les métaux lourds à l’extérieur de ces organismes", notent-ils.

Avec modération, le zinc serait donc, en réalité, bénéfique pour le système immunitaire. "Des mécanismes équivalents pourraient exister pour d’autres métaux lourds comme le cuivre", déjà utilisé par les adeptes des médecines parallèles en oligo-élément, suggèrent les auteurs. "Ces résultats ont des implications cliniques très concrètes ; ils vont permettre de reposer la question de la complémentation nutritionnelle dans le traitement des malades."

Sur notre photo
L’illustration de cette dépêche représente le bacille M. tuberculosis dans un macrophage. Le compartiment dans lequel réside le bacille est riche en zinc, Il est visible sous forme de petits dépôts noirs en microscopie électronique, après un traitement spécifique.

Source : CNRS, Inserm, Université Paul Sabatier, Cell Host & Microbe, 14 septembre 2011
(Destination santé ©)

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