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La double vie des mères qui travaillent peut les mener à la dépression

[ Publié le 7 septembre 2011 ]

Wonderwoman, vous connaissez ? C’est cette femme qui peut mener de front sa carrière professionnelle et ses obligations familiales, avec le sourire et sans une goutte de sueur. Stressant et frustrant, ce mythe de la "super-maman" peut bien souvent, selon une enquête américaine, provoquer une dépression nerveuse.

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Pas facile de travailler et d'être une super-maman ! Contrairement aux images d’Epinal souvent véhiculées, les femmes qui s’imaginent pouvoir mener facilement de front leur carrière professionnelle et leur vie de famille s’exposent à la dépression, explique Katrina Leupp, chercheuse à l’université de l’Etat de Washington (Seattle).

Pour vérifier son hypothèse, elle a mené une enquête auprès de 1.600 femmes âgées de 40 ans, mariées et mères de famille. Certaines étaient au foyer, d’autres avaient une activité professionnelle. Elles ont été appelées à donner leur opinion concernant plusieurs affirmations, parmi lesquelles : "Une femme est plus heureuse si elle peut rester à la maison avec ses enfants" ou "Les mères qui travaillent font augmenter la délinquance juvénile".

Résultat : pour éviter de sombrer dans la dépression, mieux vaut travailler que rester au foyer. Toutefois, les femmes qui sont persuadées de pouvoir mener leur double carrière sans embûches, et qui jonglent entre les besoins de la maison et ceux de leur vie professionnelle, s’exposent davantage à la dépression que celles qui, tout en exerçant leur activité, sont conscientes des difficultés qu’elles rencontrent pour tout mener de front.

Et les hommes, dans tout ça ?
Selon Katrina Leupp, c’est surtout l’idéalisation de la "wonderwoman" et la peur de l’échec qui expose ces femmes au risque de dépression. "On leur vend l’idée qu’elles peuvent tout faire, alors qu’en réalité, la plupart des emplois sont peu adaptés aux femmes ayant une responsabilité parentale" aux Etats-Unis, souligne-t-elle.

A l’inverse, les mères conscientes que leur double emploi est difficile à gérer, et qui acceptent de faire des compromis comme partir plus tôt pour récupérer leurs enfants, se sentent moins coupables vis-à-vis de leur carrière et ont moins l’impression d’échouer lorsqu’un obstacle se présente. Peut-être sont-elles simplement plus réalistes.

Et les "super-papas", où sont-ils ? Devraient-ils aider leurs moitiés pour les soulager d’une partie de leur double journée ? "Sans aucun doute", répond Katrina Leupp. "La plupart des hommes n’adaptent pas leur journée de travail pour s’occuper des enfants." Il reste bien du chemin à faire en matière de parité.

Source : University of Washington, 20 août 2011
(Destination santé ©)

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