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La broncho-pneumopathie chronique obstructive, un tueur sournois

[ Publié le 26 septembre 2011 ]

La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie encore trop peu diagnostiquée, alors que son impact sur la vie des malades est très important. Le congrès de la Société européenne des maladies respiratoires (ERS), qui s’est tenu à Amsterdam (Pays-Bas) du 24 au 28 septembre, s'est penché sur cette affection méconnue.

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Des accès de toux, une tendance à l’essoufflement, un besoin fréquent de cracher pour éliminer, particulièrement le matin, des bronchites à répétition : vous souffrez peut-être d’une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Cette maladie inflammatoire chronique affecte les bronches ; elle entraîne des lésions anatomiques et fonctionnelles au niveau des poumons. Elle progresse lentement mais inexorablement, et peut occasionner de fortes douleurs. Dans plus de 80% des cas, le tabac est en cause.

Une maladie sous-diagnostiquée
En France, environ 3,5 millions de patients souffrent de BPCO et 16.000 en meurent chaque année. A l’échelle mondiale, les chiffres sont plus discutés. Toutefois, ce nombre augmente de manière vertigineuse. ""C’est le principal problème avec cette maladie", explique la Dre Anne Lindberg, du département de santé publique de l’université d’Umeå en Suède. "Très insidieuse, elle est terriblement sous-diagnostiquée dans tous les pays."

C’est pourquoi cette maladie a fait l’objet d’une attention particulière lors du congrès de la Société européenne des maladies respiratoires (ERS), qui s’est tenu à Amsterdam (Pays-Bas) du 24 au 28 septembre. Sur son site Internet, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état de 66 millions de malades. Or, la Dre Monica Fletcher, de l’université de Warwick au Royaume-Uni, évoque "210 millions de malades", soit trois à quatre fois plus que les estimations de l’OMS. Pour trouver ce chiffre, l’équipe de la Dre Fletcher a réalisé une étude dans six pays : l’Allemagne, le Brésil, la Chine, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Turquie.

L’équipe a aussi mesuré l’impact de cette affection sur le quotidien des malades.  Au total, 2.500 patients de 45 à 65 ans y ont participé. Les résultats mettent en lumière "les conséquences psychosociales et financières dévastatrices de cette maladie", indique-t-elle. Ainsi, plus de huit patients sur dix rapportent qu’ils ont été "incapables de maintenir leur vie telle qu’elle était avant la maladie", et un sur quatre a expliqué "ne plus être en mesure de s’occuper d’enfants". Environ la moitié assure "ne plus pouvoir conduire des projets à moyen ou long terme". Enfin, 40% des malades ont vu leur revenu diminuer "à cause de l’impact de cette affection sur la carrière professionnelle".

BPCO et risque cardiovasculaire
De son côté la Dre Lindberg s’est penchée sur les comorbidités associées à la BPCO. Autrement dit, aux maladies qui l’accompagnent et alourdissent le fardeau qui pèse sur le patient. Un millier de volontaires ont participé à son étude. "Nous avons démontré que les malades atteints de BPCO présentent un risque particulièrement élevé de maladie cardiovasculaire", explique-t-elle. "C’est pourquoi les médecins doivent être vigilants en la matière." A condition, toutefois, que la BPCO soit effectivement diagnostiquée.

Source : congrès de l’European Respiratory Society, Amsterdam, 24-28 septembre 2011 – OMS, aide-mémoire sur la BPCO, consulté le 26 septembre 2011 – ministère de la Santé, Plan BPCO 2010-2015.
(Destination santé ©)

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