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Actualités santé

Bronzage : gare à l'addiction aux ultraviolets

[ Publié le 30 septembre 2011 ]

Certaines addictions dites "sans substance", comme le sexe, le sport ou les jeux vidéo, sont bien connues. D’autres le sont moins. C’est le cas du bronzage, en particulier chez les adolescentes, révèle une analyse menée par trois psychiatres français. Explications.

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Le bronzage, une drogue ? Dans certains cas, faire la crêpe au soleil ou dans les cabines à ultraviolets (UV) pourrait se transformer en une véritable addiction, en particulier chez les adolescents. Ce constat provient de trois psychiatres français qui se sont penchés sur les études menées à ce sujet. Récentes et peu nombreuses, elles sont essentiellement britanniques ou américaines. Elles montrent toutes que l’addiction au bronzage concernerait 10 à 25% des adolescents et, surtout, des adolescentes.

L’addiction au bronzage se manifeste par "une envie irrépressible de s'exposer au rayonnement UV" et un sentiment de manque lorsque cette activité ne peut être menée à bien, expliquent les psychiatres. Le danger de cette pratique apparaît sans équivoque lorsque la poursuite de cette recherche se fait "malgré l’annonce d’un diagnostic de mélanome" ! Ce mécanisme met en lumière la raison pour laquelle les médecins parlent d'addiction, comme à la cigarette ou aux drogues dures.

Influence sociale
"La mode et la publicité véhiculent des préoccupations esthétiques et pondérales", rappellent les auteurs. "Il faut être mince, avec une peau sans défaut et hâlée, gages d'une féminité et d'une bonne santé entretenues par le sport, la diététique et le bronzage, permettant l'épanouissement personnel et social." Il n’est donc pas surprenant que les filles de 17 à 30 ans soient davantage concernées par l’addiction au bronzage. Les catégories socioprofessionnelles les moins favorisées s’y retrouvent aussi plus volontiers.

Au niveau chimique, "le bronzage procure une euphorie comparable à l'effet de la morphine" sous son aspect d’hormone naturelle, précisent les auteurs. En effet, "lors du contact avec la peau, le rayonnement UV active des récepteurs qui libèrent des opioïdes endogènes. Leur effet est similaire à celui d'un exercice physique intense et prolongé". C'est donc l'effet des endorphines, bien connu des sportifs, qui donne aux "tan-addicts" une sensation d'euphorie, une amélioration de l'humeur et un effet à la fois relaxant et anxiolytique.

Prévention et information
Pour prévenir ce comportement et limiter les risques de coups de soleil – mais aussi d’un vieillissement prématuré de la peau et surtout de mélanomes malins, ces cancers cutanés partant d’un "grain de beauté qui dégénère" et peuvent tuer –, les auteurs préconisent d’intervenir "dès le début de l'adolescence". L’information, même de qualité, est insuffisante si l'addiction est déjà installée. En effet, "des études ont montré que le comportement persistait malgré la connaissance des effets néfastes", soulignent les auteurs.

Ils rappellent toutefois, en s’appuyant sur les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), que "les bancs solaires sont en grande partie responsables de l'augmentation des cancers cutanés". Par ailleurs, la règlementation concernant les marchands de bronzage leur interdit tout recours à des allégations faisant état d'effets bénéfiques pour la santé. Quant à la prise en charge des addicts, "il n'existe aucune recommandation particulière" à l'heure actuelle, regrettent les auteurs.

Source : Alcoologie et Addictologie 2011 ; 33(3) :259-26
(Destination santé ©)

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