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Actualités santé

Un dérivé du BCG testé contre la maladie de Crohn

[ Publié le 25 août 2011 ]

Des chercheurs français ont développé un traitement issu d’un dérivé du vaccin anti-tuberculeux BCG, susceptible de contrôler certaines maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (Mici). Après plusieurs essais concluants chez la souris, le lancement d'essais sur l'homme est prévu pour 2013.

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"BCG contre Mici." Ce n’est pas un nouveau film mais l’annonce d’un traitement expérimental mis au point par une équipe de l’Institut Pasteur de Paris et la société de biotechnologie Immunotherapix. Il cible les maladies inflammatoires chroniques intestinales, plus connues sous l'acronyme Mici, c’est-à-dire les maladies liées à l'inflammation de l'intestin à caractère chronique et dont l'origine est inconnue.

La maladie de Crohn est l’une des Mici les plus fréquemment observées. En France, elle touche environ une personne sur mille. Elle évolue par "poussées", entrecoupées de périodes d’accalmie, durant lesquelles le patient ne présente aucun symptôme. Lors des poussées, on observe d’importantes douleurs abdominales, une diarrhée chronique accompagnée de glaires et parfois de sang, ainsi qu'un amaigrissement - plus rarement un gain de poids inexpliqué - et une grande fatigue.

Les lymphocytes T
La stratégie des chercheurs repose sur un dérivé du vaccin contre la tuberculose BCG, qui cible les lymphocytes T régulateurs. Il s’agit des globules blancs qui "vont réguler le système immunitaire afin d'éviter qu'il ne s'emballe, comme c'est le cas dans de nombreuses maladies inflammatoires", précise le Pr Gilles Marchal, de l’Institut Pasteur. L'objectif : mobiliser un nombre important de lymphocytes avant qu’ils ne migrent vers les foyers inflammatoires.

Pour l'heure, ce modèle n'est qu'expérimental, mais la piste paraît "sérieuse". Cette stratégie paraît fonctionner à merveille "sur plusieurs modèles expérimentaux de souris", indique le Pr Marchal. "Le traitement apparaît très bien toléré, n'entraînant pas ou très peu d'effets secondaires et, surtout, il ne diminue pas les défenses naturelles de l'organisme." Autant de résultats que les scientifiques estiment "très prometteurs". Prochaine étape : le lancement d'essais cliniques chez l'homme. Toutefois, ils n’interviendront pas avant 2013.

Source : Institut Pasteur de Paris, 11 août 2011
(Destination santé ©)

Mot-clef : Intestin

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