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Actualités santé

Sclérose en plaques : 29 nouveaux gènes prédisposants identifiés

[ Publié le 10 août 2011 ]

La plus grande étude génétique jamais réalisée à ce jour sur la sclérose en plaques (SEP) a mobilisé 250 chercheurs dans le monde, et notamment des Français. Elle a permis d’identifier 29 nouveaux gènes directement associés à la manifestation de cette maladie. Les applications de cette découverte pourraient permettre de mieux prévenir la SEP.

sep-inserm

C'est une avancée majeure dans la connaissance des mécanismes biologiques de la sclérose en plaques (SEP). Une équipe internationale, comprenant des chercheurs du Centre national pour la recherche scientifique (CNRS) et de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en France, a identifié 29 nouveaux variants génétiques directement associés à cette maladie auto-immune fréquente et invalidante.

La SEP est l'une des affections neurologiques les plus répandues chez les jeunes adultes. Elle touche près de 2,5 millions de patients dans le monde. Selon les estimations, entre 65.000 et 90.000 Français en seraient atteints. Cette maladie "résulte de la destruction de l'enveloppe protectrice des fibres nerveuses, la gaine de myéline, puis des fibres elles-mêmes dans le cerveau et la moelle épinière", expliquent les chercheurs de l’Inserm et du CNRS.

A long terme, ce processus entraîne une perturbation du passage de l'information véhiculée par les nerfs. Des troubles de la vue, de la marche, du toucher, sphinctériens ou de la concentration affectent gravement le quotidien des patients.

Au total, 57 variants identifiés à ce jour
Cette étude a reposé sur l'analyse de l'ADN, dans 15 pays, de 9.772 malades souffrant de SEP et de 17.376 personnes qui en étaient indemnes. "Les résultats confirment 23 variants déjà connus et en identifient 29 autres comme étant des facteurs de prédisposition génétique à la maladie. Cinq derniers variants sont fortement suspectés", détaillent les chercheurs français. Ce qui porte donc le nombre des variants identifiés à 57 au total.

Un grand nombre des gènes identifiés par ces travaux jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement du système immunitaire, en particulier la fonction des cellules T, des globules blancs défendant l’organisme contre certains pathogènes. Un tiers d'entre eux ont déjà été impliqués dans d'autres maladies auto-immunes, comme la maladie de Crohn ou le diabète de type 1.

Selon les chercheurs, cette découverte pourrait traduire l'existence d'un processus immunitaire commun à ces pathologies. "Ces travaux devraient ouvrir de nouvelles pistes dans la compréhension de la maladie et dans la recherche de nouveaux traitements", concluent-ils.

Source : revue Nature, CNRS et Inserm, 10 août 2011
(Destination santé ©)

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